Aucun déboursé pour le rapatriement de Stationnement Montréal, assure la Ville
D’ici la fin de l’année, Stationnement Montréal reviendra dans le giron de la Ville de Montréal. Ce transfert s’effectuera à coût nul, assure le responsable des Transports, Aref Salem.
«Il n’y a aucun coût qui sera rattaché [au rapatriement de Stationnement Montréal], a insisté jeudi M. Salem en entrevue à Métro. Il n’y a aucune obligation entre la Ville et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).»
Depuis 1995, Stationnement Montréal est une société en commandite sous l’égide de la CCMM. Celle-ci obtient à chaque année environ 400 000$ provenant des profits de Stationnement Montréal.
«C’est la Ville qui règlemente. C’est la Ville qui tarife. C’est elle qui fait tout. Ce n’est pas normal qu’une autre entité fasse le travail opérationnel», a dit M. Salem. Il a toutefois convenu que la Ville devra discuter avec la CCMM à propos du montant d’argent qu’il lui est remis annuellement.
La CCMM ne compte pas s’opposer à la décision de la Ville, bien qu’elle estime que Stationnement Montréal fonctionne très bien. «Le réel enjeu dans la structure de gouvernance, c’est qu’elle est difficile à comprendre pour les citoyens, ça donne l’impression que la Chambre empoche les profits alors que c’est totalement faux», a lancé le président de la CCMM, Michel Leblanc. Ce dernier a précisé que les 400 000$ donnés à son organisme sont consacrés au développement économique, en offrant, par exemple, des formations diverses aux entreprises et entrepreneurs montréalais.
Les pourparlers entre la Ville et la CCMM ne sont pas encore commencés, et M. Leblanc refuse pour l’instant de dire s’il exigera un dédommagement. Aref Salem a été nommé cette semaine au conseil d’administration de Stationnement Montréal. Dès qu’il siègera, il entend démarrer le processus afin que la Ville devienne l’unique responsable de Stationnement Montréal.
À la suite de son transfert, Stationnement Montréal deviendra un organisme à but non lucratif (OBNL). La Ville a choisi ce modèle afin que le nouvel organisme puisse profiter d’une certaine latitude dans sa gestion, notamment pour ce qui est des appels d’offres, a expliqué M. Salem. Il a précisé que l’OBNL ne sera pas exempt de la surveillance de la Ville.
-avec Daphnée Hacker-B.