Actifs internationaux de BIXI: une offre pourrait être acceptée cette semaine
Une offre d’achat du volet international de BIXI pourrait être acceptée cette semaine, d’après le syndic responsable du dossier de la Société de vélo en libre-service (SVLS).
Après une deuxième ronde de sollicitation, quatre entreprises ont manifesté leur intérêt pour acquérir les actifs internationaux de la SVLS.
«La SVLS évaluera [les offres d’achat] de concert avec ses conseillers et le syndic, a expliqué mardi Raymond Massi, de la firme Richter. Si jamais il y a une offre qui est acceptée, la Ville [de Montréal] pourra aussi la regarder pour accorder la mainlevée.»
«Si la SVLS accepte une offre et qu’elle obtient l’aval de la Ville pour la mainlevée, elle s’adressera à la Cour pour avoir une autorisation pour compléter la transaction, a ajouté M. Massi. Ça va avoir lieu dans les prochains jours.»
La Ville de Montréal a déjà posé ses conditions pour qu’elle accepte une offre d’achat. Celle-ci ne doit pas être sous la barre des 4M$. De ce montant, 1M$ doivent être payés comptant. Le restant pourra être versé sur une période d’au plus cinq ans, grâce à un prêt garanti. La Ville a aussi demandé d’avoir accès aux logiciels de la SVLS.
Il y a deux semaines, lorsque la Ville de Montréal a annoncé la création de l’organisme à but non-lucratif BIXI-Montréal pour gérer les actifs montréalais des vélos en libre-service au cours de l’été 2014, elle a indiqué que toutes les offres d’achat pour le volet international de la SVLS avaient été rejetées après une première ronde de sollicitation. Elles présentaient toutes des risques que la Ville n’était pas prête à accepter, avait mentionné le président du comité exécutif, Pierre Desrochers. Les entreprises avaient jusqu’au 27 mars pour bonifier leur proposition.
La SVLS s’est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 20 janvier à la demande de l’administration Coderre-Desrochers. Ses dettes sont évaluées à près de 50M$. Le principal créancier est la Ville de Montréal, à qui la SVLS doit près de 30M$.