C2MTL: trois ans de Brooklyn montréalais
Pour une 3e année, la conférence d’affaires sur la créativité et l’innovation C2MTL ouvrira ses portes mardi dans le quartier Griffintown, à Montréal. Nadia Lakhdari, vice-présidente exécutive création et contenu à C2MTL, revient sur ce petit événement devenu grand.
En trois ans, votre mandat a-t-il évolué?
Notre champ d’intervention s’élargit. On sert d’abord de plate-forme pour positionner Montréal comme plaque tournante de la créativité et de l’innovation. Mais on a de plus en plus de programmes pour intégrer, par exemple, de jeunes entrepreneurs à l’événement. L’éventail de gens qu’on met en valeur, donc qu’on connecte avec l’international, s’agrandit.
L’ampleur qu’a pris C2MTL depuis trois ans a-t-il un impact sur votre organisation?
Nous avons plus de facilité à intéresser des conférenciers à notre événement. L’année passée, nous avons reçu la confirmation de James Cameron pour participer à C2MTL seulement 4h après lui avoir lancé l’invitation. Alors qu’à notre première année, on pouvait prendre 2 ou 3 mois pour attirer des gens de cette importance.
Avez-vous déjà eu des témoignages d’anciens participants qui ont été inspirés par C2MTL dans leur carrière?
L’année dernière, un étudiant montréalais, qui avait une idée de «startup», s’est présenté au micro lors d’une conférence de Richard Branson. M. Branson lui a demandé de lui faire son pitch de vente. Grâce à ce moment, il a été entendu par 1500 personnes. Il vient de me recontacter pour me dire à quel point ça avait eu un impact important sur lui. Maintenant, il a quelque chose de prêt à montrer à l’industrie.
Est-ce que C2MTL a créé des liens d’affaires chez les participants?
Oui, beaucoup. Le gouvernement du Québec fait un sondage chaque année auprès des entreprises québécoises qui sont venues à C2MTL. Il tente de quantifier la valeur des contrats en cours réalisés entre les entrepreneurs qui se sont rencontrés à C2MTL. Dans les deux premières années de notre événement, ces contrats ont totalisé 192M$ selon les sondages faits quatre mois après l’événement. Nous sommes très contents de voir toutes ces mises en relation qui n’existeraient pas sans C2MTL.
Comment Montréal est-elle vue à l’international par rapport aux autres grandes villes?
Elle est vue comme une ville qui a énormément d’opportunités. Nous sommes souvent comparés à Brooklyn à New-York: une ville où on sent qu’il y a des choses qui se passent. Plusieurs personnes nous disent que la taille de la ville aide beaucoup. Des gens finissent par collaborer, alors qu’ils ne collaboreraient peut-être pas dans une autre grande ville. Par exemple, à Brooklyn, il y a des grosses communautés de «startup». Est-ce que ces gens parlent souvent aux gens de Wall Street? Je ne pense pas. Alors qu’à Montréal, ces ponts se créent plus facilement.
C2MTL
27-29 mai 2014
à l’Arsenal