Soutenez

Le débat sur le SLR du pont Champlain a dérapé, d’après Richard Bergeron

Photo: B.Vezina/collaboration spéciale

Pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, le débat entourant le projet de système léger sur rail (SLR) sur le futur pont Champlain a dérapé. Des chiffres ont été lancés à tort et à travers sans savoir vraiment de quoi il était question.

«Il y a trop de monde qui a profité de la «méconnaissance populaire» pour se prétendre spécialiste», a-t-il déploré jeudi en entrevue à Métro.

Ce printemps, le ministre des Transports, Robert Poëti, a remis en question le projet de SLR sur le pont Champlain, jugeant son coût – qui atteindrait près de 2,5G$ – trop élevé. Avant de décider si les usagers du transport en commun voyageront à bord de bus ou d’un SLR, il a choisi d’attendre que l’Agence métropolitaine de transport (AMT) lui remette un dossier d’opportunité à l’été 2015.

Pour Richard Bergeron, il ne fait pas de doute: les bus ne répondront pas à la demande. Son parti a d’ailleurs présenté une motion lors du conseil municipal du mois de mai pour demander au gouvernement du Québec de mettre en place un SRL sur le futur pont Champlain. Tous les élus montréalais l’ont appuyée.

«Quand je lis les journaux, quand j’entends les commentaires, quand je vois les positions officielles des uns et des autres, je me dis que tout le monde mélange tout et que ce serait utile d’avoir un portrait éclairé des enjeux en terme de coût, de mobilité et de technologie disponible», a dit M. Bergeron.

[pullquote]

Pour démêler l’écheveau, l’urbaniste de formation présentera jeudi une conférence au cours de laquelle il situera le projet de SRL par rapport aux autres moyens de transport. SRB, SLR, tramway, tram-train et métro: il fera des distinctions entre tous ces termes. Il fera même un parallèle avec l’Ontario qui a délié les cordons de sa bourse pour développer des projets de SLR.

«Ce n’est pas vrai que c’est une affaire ou une autre, a insisté le chef de Projet Montréal. Ce n’est pas vrai que c’est presque pas d’investissements avec les autobus ou que c’est 2,5G$ pour le SLR et qu’il n’y a rien entre les deux. On a une diversité de choix. Ça dépend de quelle ville on veut.»

Si le gouvernement décide d’opter pour le SLR, il sera possible d’après M. Bergeron de «respecter la capacité de payer des contribuables». «Il y a plusieurs possibilités de SLR, a-t-il mentionné. C’est vrai que ça pourrait monter à 2,5G$. Est-ce que c’est la meilleure? Deux milliards de dollars, il me semble que c’est beaucoup d’argent, surtout quand on a d’autres options.»

Avec sa conférence et la documentation qu’il mettra en ligne par la suite, Richard Bergeron espère que le projet de SLR sera mieux compris et que le débat pourra reprendre cet automne sur de bonnes bases. «Le politique ne pourra plus avoir ses stratégies», a-t-il dit. Il s’est même dit disponible à présenter de nouveau sa conférence à qui voudra l’entendre, même dans les hautes sphères politiques.

Le SLR et son potentiel pour Montréal
Jeudi, à 19h, au Centre Phi, Espace D
407, rue Saint-Pierre

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.