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La Fondation des petits trésors repêche Lafleur

MONTRÉAL – Guy Lafleur met sa grande notoriété au service d’un organisme caritatif qui est, lui, mal connu.

La Fondation des petits trésors, qui amasse des fonds pour l’Hôpital Rivière-des-Prairies, a en effet repêché le célèbre numéro 10 pour mousser ses efforts de financement.

L’Hôpital oeuvre en santé mentale des enfants et adolescents, une mission fort complexe mais peu connue du grand public. Pourtant, un enfant sur six est atteint de troubles mentaux au Québec.

Ses champs d’activité couvrent les domaines de la pédopsychiatrie, allant du déficit d’attention et d’hyperactivité à la schizophrénie, en passant par les troubles d’anxiété, la dépression, la dysphasie et autres, de même que les troubles envahissants du développement et les troubles neuro-développementaux, incluant l’autisme et la déficience intellectuelle.

Guy Lafleur a dit mardi avoir accepté avec enthousiasme l’invitation de devenir le porte-parole de cette fondation.

Il a noté avec une certaine consternation que personne ne lui avait jamais parlé des soins spécialisés disponibles à l’Hôpital Rivière-des-Prairies lorsque son fils Marc avait eu un diagnostic de syndrome de La Tourette léger et de déficit d’attention et d’hyperactivité.

«Ici, ça existe depuis 30 ans, mais je n’étais pas au courant. On ne m’avait pas averti que cet emplacement existait et que la Fondation venait en aide à ces enfants-là et donnait les soins nécessaires», a-t-il dit.

Il avait notamment dû aller faire soigner son garçon à grands frais en Ontario, une expérience qu’il a dit ne souhaiter à aucun parent.

«J’ai été obligé de l’envoyer dans des institutions en Ontario. (…) Ça coûte une fortune d’envoyer des enfants à l’extérieur du Québec pour trouver une solution idéale pour eux et pour la famille aussi», a dit Guy Lafleur.

Il a ajouté que les difficultés très médiatisées de son fils devant les tribunaux ont aussi servi à soulever la problématique de santé mentale chez les adolescents.

«J’ai beaucoup, beaucoup de familles qui sont venues me voir par la suite — et même encore aujourd’hui — qui ne savent pas où aller», a-t-il dit.

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