Montréal
18:01 8 septembre 2015 | mise à jour le: 8 septembre 2015 à 18:53 temps de lecture: 3 minutes

Train de l’Est : l’AMT ouverte à uniformiser les tarifs

Train de l’Est : l’AMT ouverte à uniformiser les tarifs
Photo: Samantha Velandia/TC Media

L’Agence métropolitaine de transport (AMT) pourrait faire une révision profonde de son système tarifaire afin de «régler certains problèmes d’iniquité» dans son réseau. C’est ce qu’a avancé le nouveau président-directeur général (PDG) de l’agence, Paul Côté, lors de l’inauguration de la gare de Pointe-aux-Trembles le 8 septembre.

Le nouveau PDG indique qu’il travaillera en collaboration avec les différents partenaires de son agence, dont la Société de transport de Montréal (STM), afin de diminuer la complexité de la tarification du transport collectif à Montréal, qu’il qualifie d’«énorme».

Présentement, les passagers qui montent à bord du Train de l’Est à Rivière-des-Prairies, à Pointe-aux-Trembles et à Anjou doivent débourser 110 $ pour leur carte mensuelle, soit 28 $ de plus que les résidents d’Ahuntsic (82 $). Pourtant, seulement 11 km séparent les gares d’Anjou et de Sauvé.

Rappelons qu’à l’automne 2014, la mairesse Chantal Rouleau et la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, s’étaient opposées farouchement à ce que le prix des billets pour monter dans le Train de l’Est soit aussi élevé pour les résidents de l’est de l’A-25 que pour ceux provenant de Longueuil, Brossard, et même de Laval.

«Il est inconcevable que les Montréalais de l’Est n’aient pas le même tarif que les autres Montréalais. Ils n’ont pas à payer le tarif des citoyens du 450. Ce ne sont pas des Montréalais de seconde zone », avait alors dit la députée Léger de Pointe-aux-Trembles.

L’AMT qui avait entamé une réflexion à l’époque, avait tout de même indiqué qu’une zone préférentielle montréalaise n’était pas dans les cartons.

Questionné sur les revendications des élues de l’Est, M. Côté de l’AMT a préféré ne pas s’avancer sur le cas de Pointe-aux-Trembles.

«Il y a toutes sortes de cas individuels qu’on pourrait prendre comme exemple dans tout le réseau de l’AMT, mais je ne pense pas que nous allons trouver une solution en nous penchant sur des cas en particulier. Nous devons réviser tout le système tarifaire afin de trouver une méthode plus uniforme et plus équitable pour tous», explique le PDG.

Le même tarif partout à Montréal
Pour sa part, la mairesse Chantal Rouleau, indique qu’elle continuera de se battre afin que les citoyens de son arrondissement paient le même tarif que le reste des montréalais.

«Je n’ai pas encore abordé ce sujet avec le nouveau président de l’AMT, mais c’est quelque chose sur laquelle je vais me pencher bientôt», conclut-elle.