Une vigile contre le renvoi de réfugiés haïtiens et zimbabwéens
Le Comité d’action des personnes sans statut (CAPSS) avait organisé un rassemblement à Montréal, mercredi matin, pour exhorter le gouvernement de Justin Trudeau à faire cesser les renvois de réfugiés haïtiens et zimbabwéens vers leur pays d’origine.
Le CAPSS félicite le nouveau gouvernement pour les actions qu’il a déjà prises, qui faciliteront l’arrivée de 25 000 réfugiés syriens dans les prochains mois, mais il invite le premier ministre Trudeau à ne pas oublier le sort des Haïtiens et des Zimbabwéens qui sont menacés de renvoi depuis la levée du moratoire par le gouvernement conservateur, il y a un an.
«Les conditions en Haïti et au Zimbabwe se sont améliorées et le gouvernement du Canada considère qu’il n’y a plus de risque généralisé pour l’ensemble de la population civile dans ces pays», avait justifié le ministère de l’Immigration, à l’époque.
Depuis ce temps, «des milliers de personnes d’origine haïtienne ou zimbabwéenne, dont certaines demeurant au pays depuis trois, cinq et même dix ans, avec des enfants en bas âge ou nés au Canada, vivent dans la peur et la crainte constantes de se faire renvoyer dans leur pays d’origine dont la situation est précaire, instable, désastreuse et à risques», selon le regroupement.
Le CAPSS a pour mandat d’accompagner et de soutenir les personnes sans statut vivant au Canada.







