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Ouest-de-l’Île: deux résidents arrêtés pour importation et trafic de cocaïne

Photo: Archives

Deux résidents de l’Ouest-de-l’Île figurent parmi les 13 personnes arrêtées mercredi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour leur participation à un réseau «très bien structuré» d’importation et de trafic de cocaïne.

Antonio Ciavaglia, 56 ans, de Kirkland et Michele Lanni, 62 ans, de L’Île-Bizard devaient comparaître mercredi par vidéoconférence au palais de justice de Montréal.

Selon la GRC, ils faisaient partie d’un réseau du crime organisé qui importait de la cocaïne au pays, depuis les États-Unis. Le réseau utilisait ses contacts liés à des compagnies de transporteurs commerciaux par voies terrestres.

Dans le cadre de l’enquête menée par l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé (UMECO), les autorités américaines et canadiennes ont saisi plus de 220 kilos de cocaïne et ont mis la main sur 2 M$ destinés à financer les importations de drogue. Le réseau aurait réussi à importer 1,4 tonne de cocaïne depuis 2010.

«Notre but, c’était de cibler et d’être capables d’enrayer les cellules actives liées au crime organisé. C’était des cellules qui avaient pris la relève à la suite de l’opération Colisée (2003-2006)», indique la porte-parole de la GRC, Camille Habel.

La GRC estime que l’impact de ces arrestations au sein du crime organisé sera significatif et que les opérations d’importation de drogue dans la grande région de Montréal seront affectées.

«Le marché du grand Montréal va être perturbé. Jusqu’à quel point exactement il y aura un impact, on ne peut pas quantifier. Mais on considère que ça va vraiment changer le visage du trafic de cocaïne pour le grand Montréal», mentionne Mme Habel.

Expert en affaires policières et ancien agent à la Sûreté du Québec, Mario Berniqué a cependant des doutes par rapport à l’impact réel du coup de filet.

«On ne sait pas ce que 2 M$ représente pour eux. Pour la GRC, c’est peut-être un gros montant, mais pour les trafiquants, ce n’est pas beaucoup de sous, indique-t-il. Ça peut ralentir temporairement le crime organisé, mais on ne parle pas de quelque chose de significatif. Quinze personnes, c’est très peu. Il faut aussi voir si ce sont les bons joueurs qu’ils ont arrêté».

En cavale
Parmi les 15 personnes ciblées par l’enquête de l’UMECO, deux d’entre eux se trouvent toujours en liberté. Liborio Cuntrera, de Laval, a été localisé en Italie.

«Il y a eu des discussions entre les enquêteurs et ses avocats. Il est au courant qu’il devrait être mis sous arrestation à son retour au pays», mentionne Mme Habel.

Riccardo Preteroti, 48 ans, est, quant à lui, présentement recherché. On ignore son lieu de résidence.

Les arrestations font partie du troisième et dernier volet de la vaste enquête nommée Clemenza, amorcée en 2010.

Le Service de police de la Ville de Laval, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l’Agence des services frontaliers du Canada, la Sûreté du Québec et l’Agence du revenu du Canada ont également participé à l’enquête

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