L’indépendance de la Régie du logement encore critiquée
Des organismes de défense des locataires dénoncent certaines dérives à la Régie du logement et demandent un réinvestissement dans l’institution chargée de trancher les litiges entre propriétaires et locataires.
Jeudi, plusieurs membres du RCLALQ (Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec) ont manifesté leur mécontentement à la Tour de la Bourse où se trouvent les bureau de Martin Coiteux, le ministre des Affaires municipales dont dépend la Régie.
Les manifestants déplorent notamment que les améliorations informatiques dont l’ouverture des dossiers à distance, favorisent surtout les propriétaires, alors que les locataires doivent encore dans bien des cas se déplacer pour enregistrer une plainte.
Ils ont aussi dénoncé la tentative avortée de la Régie du logement de cesser la publication des estimations d’augmentation de loyer, «information pourtant essentielle pour les locataires lorsque vient le temps de négocier une augmentation de loyer». «Cela démontre bien comment le tribunal se préoccupe très peu des droits des locataires contrairement à ceux des propriétaires», a déclaré le RCLALQ dans un communiqué de presse.
À l’inverse, l’Association des propriétaires du Québec, l’indice de la Régie ne reflète pas les spécificités de certains immeubles et ne fait pas de distinction sur les hausses de taxes ou d’assurances propres à certains secteurs. En ne suivant pas réellement le marché immobilier, l’indice de la Régie contribue à une piètre rentabilité des immeubles locatifs et indirectement à leur décrépitude.
À la veille du budget, les associations de défense des locataires demandent finalement au ministre «d’investir les sommes nécessaires pour que la Régie puisse rectifier le tir et devenir un tribunal juste, équitable et accessible à tous et toutes».



