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Soudan du Sud: la ministre Bibeau interpelle les Canadiens

In this photo taken Tuesday, June 6, 2017, Bakita Juma, 15, right, both of whose parents were killed, brings a container from the hut of her foster mother Anyeji Doki, as her brother Luka, 12, left, looks on, in the Bidi Bidi refugee settlement in northern Uganda. One of the consequences of South Sudan's civil war has been the thousands of unaccompanied or separated children fleeing without parents or guardians, of which it is estimated around 9,000 have crossed into Uganda since July. (AP Photo/Ben Curtis) Photo: The Associated Press
Vicky Fragasso-Marquis, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

MONTRÉAL — La ministre fédérale du Développement international, Marie-Claude Bibeau, espère convaincre le président du Soudan du Sud de faire avancer la paix dans son pays déchiré par la guerre et la famine depuis plusieurs années, mais elle fait aussi appel aux Canadiens pour qu’ils contribuent au Fonds de secours mis sur pied récemment.

Mme Bibeau a entamé vendredi une mission dans le jeune pays d’Afrique de l’Est qui vise à constater le travail des organismes humanitaires, mais aussi à mettre la lumière sur la situation dramatique des civils.

Selon les dernières données des Nations unies, plus d’une centaine de milliers de personnes sont en situation de famine et plus d’un million d’enfants souffrent de malnutrition. Depuis que la guerre civile a éclaté en 2013, des dizaines de milliers de civils ont perdu la vie — une situation qui frôle le génocide, selon l’ONU.

Depuis Juba, la capitale, Mme Bibeau a encouragé les Canadiens à donner à l’organisme de leur choix et à la fin du mois de juin, le gouvernement fédéral versera une contribution équivalente à tous les dons recueillis dans le cadre de cette campagne.

Le Canada a déjà offert près de 37 millions $ au Soudan du Sud depuis le début de l’année, a-t-elle rappelé, ajoutant qu’il s’agissait de l’un des pays où il s’implique le plus.

Pendant son séjour, la ministre prévoit également agir sur le plan diplomatique, alors qu’elle rencontrera lundi le plus haut dirigeant du pays, le président Salva Kiir, qui est en poste depuis l’accession à l’indépendance du pays en 2011.

«Le président, certainement, doit être reconnu pour avoir amené la paix dans son pays et non l’inverse, alors on va l’encourager à travailler dans ce sens-là et à investir les ressources du pays aussi dans ce sens-là», a-t-elle soutenu en entrevue téléphonique.

Salva Kiir a déclaré un cessez-le-feu unilatéral à la fin du mois de mai et a annoncé son intention d’amorcer un dialogue en vue d’un accord de paix. De tels efforts ont toutefois échoué par le passé.

Casques bleus

Au-delà de l’aide humanitaire, le Canada est aussi impliqué dans les opérations de paix au Soudan du Sud, mais impossible de savoir pour l’instant si sa contribution sera bonifiée.

Le gouvernement Trudeau a déjà annoncé son intention d’envoyer 600 Casques bleus supplémentaires sur le terrain, mais on ne connaît pas encore les pays où ils seront établis.

Mme Bibeau n’a pas voulu s’avancer sur la possibilité qu’ils soient entre autres déployés au Soudan du Sud, où le Canada a déjà une présence, mais «modeste», a-t-elle admis.

«La décision n’est pas encore prise à savoir où on va aller. On est encore en discussion avec nos partenaires, nos alliés, pour être sûr que nos troupes canadiennes vont être déployées là où on va avoir le plus grand impact», a-t-elle soutenu.

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