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Un septième Couche-Tard veut se syndiquer

Un septième dépanneur Couche-Tard a déposé, jeudi, une requête en accréditation syndicale.

Après les employés des établissements de Saint-Liboire, de Saint-Hubert et de Pierrefonds-Roxboro, entre autres, ceux du dépanneur du 1000 Grande-Allée, à Boisbriand, ont choisi de se syndiquer à la CSN.

«Nous souhaitons améliorer nos conditions de travail, mais aussi nous assurer que l’employeur respecte la Loi des normes du travail. Ce n’est pas toujours le cas actuellement, par exemple, en ce qui a trait aux pauses», a expliqué un employé, Gabriel Boyer.

Déjà, deux dépanneurs qui avaient déposé une requête en accréditation ont fermé leurs portes et celui de Saint-Liboire a été vendu à un franchisé. Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, se réjouit de voir que «les tactiques de peur» de Couche-Tard ne fonctionnent pas.

«Couche-Tard tente par divers moyens de faire peur à ses employés qui souhaitent se syndiquer, a déploré M. Lacharité. C’est pourtant leur droit le plus strict. C’est dans la négociation que Couche-Tard doit mettre ses énergies pour trouver un terrain d’entente satisfaisant pour les deux parties. La syndicalisation est bien en marche chez Couche-Tard, rien ne pourra l’arrêter.»

Les travailleurs syndiqués des Couche-Tard réclament notamment le respect des normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80$ par heure, pour les préposés, ainsi que quatre journées de maladie payées, eux qui n’en ont aucune présentement.

La CSN rappelle qu’au cours de l’été, Alimentation Couche-Tard a dévoilé une augmentation de 24% de ses profits en un an. Au cours de la dernière année, l’entreprise a empoché des profits de 457 M$.

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