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Un travailleur Canadien enlevé au Burkina Faso

Un travailleur Canadien enlevé au Burkina Faso
Photo by: Getty Images/iStockphotoBurkina Faso Flag 3D Rendering on Blue Sky Building Background

Un employé canadien d’une société minière a été enlevé mardi soir par des hommes armés dans l’est du Burkina Faso, a indiqué mercredi à l’AFP un haut responsable canadien sous couvert de l’anonymat.

Plusieurs hommes armés ont mené un raid contre les installations de l’entreprise minière canadienne Progress Minerals, non loin de la frontière avec le Niger, au cours duquel ils ont kidnappé ce Canadien, a confirmé cette source, demandant à conserver l’anonymat à cause du caractère sensible du dossier.

L’attaque a eu lieu sur une mine aurifère située à Tiabongou, dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes récurrentes.

Le 10 janvier, une trentaine d’individus armés avaient attaqué le village de Gasseliki, situé non loin de Tiabongou. L’attaque avait fait douze morts et deux blessés.

Le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques djihadistes récurrentes de plus en plus fréquentes et meurtrières, notamment dans le Nord.

Le chef d’état-major général des armées du Burkina Faso Oumarou Sadou a été limogé la semaine dernière, alors que les forces de sécurité n’arrivent pas à enrayer les attaques.

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques se sont ensuite étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin.

Attribuées aux groupes djihadistes Ansaroul Islam, au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et à d’autres groupuscules, elles ont fait plus de 270 morts depuis 2015.

Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises, avec un bilan total de près de 60 morts. La dernière, en mars 2018, avait dévasté l’état-major général des armées, en plein centre-ville.

Depuis le 1er janvier, l’état d’urgence a été décrété dans 14 provinces (sur 45), réparties sur six régions ayant enregistré des attaques jihadistes.

Une autre Canadienne est portée disparue depuis la mi-décembre au Burkina Faso, avait indiqué le 5 janvier le ministère canadien des Affaires étrangères.

Selon les médias canadiens, Édith Blais, 34 ans, originaire de Sherbrooke, n’a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre.

Elle était partie, par la route, d’Europe jusqu’en Afrique de l’Ouest avec un ami italien de 30 ans, Lucas Tacchetto, originaire de Venise, ont précisé les médias locaux.

Tous deux devaient se rendre en voiture au Togo pour un projet humanitaire avec l’organisme Zion’Gaïa.

Le Canada dispose de 250 militaires et de huit hélicoptères déployés dans le nord du Mali voisin, dans le cadre de la mission des Nations unies dans ce pays (Minusma).

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