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Santé buccodentaire : les chirurgiens dentistes rappellent l’importance d’une bonne hygiène

Santé buccodentaire : les chirurgiens dentistes rappellent l’importance d’une bonne hygiène
Photo: Métro/Martin Ouellet-DiotteDes étudiants de la faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal ont distribué 3000 trousses d’hygiène dentaire.

Alors que le mois national de la santé buccodentaire tire à sa fin, l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) souhaite «éveiller» la population à la santé buccodentaire en insistant sur le nettoyage quotidien.

«Tout le monde est occupé, mais personne n’a pas un petit deux minutes pour brosser ses dents après chaque repas», a mentionné le président de l’ACDQ, le Dr Serge Langlois.

Mardi matin, des étudiants de la faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal se sont rendus dans le métro afin de distribuer 3000 trousses d’hygiène dentaire.

L’opération pédagogique visait à aller «à la rencontre» des gens pour répondre à leurs questions.

Le Dr Serge Langlois, président de L’ACDQ

«Les gens sont curieux, mais ils entendent aussi toute sorte de choses. On était là pour répondre à leurs questions, les rassurer», a souligné Dr Langlois.

Les trousses ne comprenaient qu’une brosse à dents et un dentifrice, la soie dentaire ayant été «délibérément» mise de côté pour «rappeler que la base, c’est le brossage».

«Les gens délaissent parfois cette étape et ne voient pas le risque, mais on est là pour leur rappeler qu’il y en a, malheureusement», a affirmé Dr Langlois.

Ce sont près de 200 diagnostics, des plus bénins aux plus importants, qui peuvent être posés par un dentiste. Ceux-ci vont de la carie, le diagnostic plus répandu, aux abcès et aux kystes, jusqu’aux tumeurs malignes.

En effet, selon l’Association dentaire canadienne, ce sont environ 3200 Canadiens qui sont chaque année diagnostiqués d’un cancer de la bouche. De ce nombre, un peu moins de la moitié en meurent, souvent parce que la maladie est diagnostiquée trop tard.

«Être en mesure de détecter au premier stade des cellules précancéreuses, c’est toujours mieux pour le patient, car il y a moins de conséquences, d’où l’importance de visiter régulièrement son dentiste», a soutenu Dr Langlois.

Et même si la visite chez le dentiste est nécessaire, «faire sa part à la maison» l’est tout autant.

«Quand les gens viennent me voir, je peux trouver des problèmes et les régler, mais si eux ne font pas leur part à la maison, ils doivent revenir me voir et on recommence. C’est pour ça que la base, c’est le brossage après chaque repas. Une dent propre ne carie pas», a expliqué le président de l’ACDQ.