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03:30 4 novembre 2019 | mise à jour le: 4 novembre 2019 à 03:13 temps de lecture: 3 minutes

Le projet de loi 40 accroît les inégalités, selon des syndicats provinciaux

Le projet de loi 40 accroît les inégalités, selon des syndicats provinciaux
Photo: Pablo Ortiz/MétroLa présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Sonia Éthier.

Le projet de loi 40 visant l’abolition des commissions scolaires augmenterait les inégalités selon la Centrale des syndicats du Québec, qui défendra sa position en commission parlementaire aujourd’hui.

Lors d’une conférence de presse tenue hier matin, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Sonia Ethier, a lancé l’opération «Réforme Roberge: danger d’inégalités !».

Selon Mme Ethier, les façons de faire du ministre sont un manque de respect.

«Le ministre impose une réforme qui transforme profondément la loi sur l’instruction publique. Ça ébranle ses fondements et ça a laissé très peu de temps pour les acteurs concernés de consulter le projet et de réagir» a-t-elle plaidé.

Un constat partagé par Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS), par Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) ainsi que par Jacques Landry, président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE).

La présidente de la CSQ a voulu rappeler que le rôle du ministre de l’Éducation est de favoriser l’égalité des chances, estimant que la réforme constitue un recul pour la justice sociale. «On ouvre la porte à une vision marchande, individualiste, axée sur le clientélisme et qui officialise l’école à la carte», a-t-elle déclaré.

Pour la Fédération des syndicats de l’enseignement, la réforme Roberge attaque de plein front la profession enseignante. Mme Scalabrini convient toutefois qu’une réforme portant sur la structure des commissions scolaires était nécessaire. «Tout le monde parle de valorisation de la profession […] les enseignants nous ont dit  »nous sommes devenus des exécutants »», a-t-elle ajouté.

Pour Éric Pronovost, de la FPSS, l’objectif du ministre de l’Éducation est de réaliser des économies avec ce projet de loi. Il estime que les coupures se font sur le dos du personnel de soutien scolaire. «Vous avez des gens qui, au quotidien, font la différence… Ces gens-là connaissent nos écoles», a-t-il soutenu pour expliquer sa position sur la question de la sous-traitance du personnel de soutien proposée par le projet de loi 40.

Selon Jacques Landry, de la FPPE, le gouvernement devrait ajouter des spécialistes dans l’instruction publique plutôt que de réduire les effectifs.

Sonia Ethier a invité le ministre Roberge à s’asseoir avec les syndicats et les fédérations de l’enseignement afin de réfléchir à l’avenir de système de l’éducation du Québec.

Au cours des prochaines semaines, la CSQ diffusera des messages afin de sensibiliser le ministre sur ce projet de loi.

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