National
17:21 2 avril 2020 | mise à jour le: 2 avril 2020 à 17:21 temps de lecture: 2 minutes

Les camionneurs veulent «urgemment» un accès à des toilettes

Les camionneurs veulent «urgemment» un accès à des toilettes
Photo: Klaus-Dietmar Gabbert/picture alliance via Getty Images

Le syndicat des Teamsters Canada, qui représente de nombreux camionneurs au Canada, exhorte les gouvernements d’assurer des services essentiels, comme des toilettes, dans les haltes routières. Sinon, des travailleurs pourraient décider de rester chez eux, engendrant «un effondrement de la chaîne logistique».

Les Teamsters dénoncent depuis le début de la crise l’accès «difficile» aux installations sanitaires des commerces installés sur le trajet des camionneurs. «Certaines haltes sont ouvertes, mais on dit aux chauffeurs qu’ils ne peuvent pas aller aux toilettes», laisse tomber le président du syndicat, François Laporte.

Malgré de nombreux contacts avec les gouvernements de différents niveaux, la situation n’a pas changé, constate-t-il. «Ils sont en train de regarder les options. Je comprends qu’il faut faire des analyses, mais, là, ça commence à être urgent.»

Selon le président de la centrale syndicale, certains camionneurs sont sur le point de reconsidérer leur emploi en ces temps de crise.

«Les chauffeurs vont simplement dire: on reste chez nous, ce n’est pas propre, on met notre santé en danger.» – François Laporte, président des Teamsters Canada

Des impacts plus importants?

Déjà depuis le début de la pandémie, le syndicat signale avoir reçu «énormément de plaintes» en ce sens.

Selon M. Laporte, un exode des travailleurs de l’industrie du camionnage aurait des impacts particulièrement importants.

«Ça, c’est les gens qui transportent les masques, les médicaments la nourriture. La journée où ils vont rester chez eux, il va y avoir un effondrement de la chaîne logistique», lance-t-il.

Les camionneurs font partie des employés considérés par Québec comme «essentiels» en temps de crise. Ils n’ont donc pas eu à se mettre en congés forcés comme de nombreux Québécois.

Dimanche, le premier ministre François Legault a indiqué que le ministre provincial des Transports, François Bonnardel, travaillait sur un plan afin de fournir des «endroits sécuritaires» à ces travailleurs.

Articles similaires