François Legault veut moins d’immigrants à Montréal et Laval
Le premier ministre François Legault souhaite une réduction du nombre d’immigrants temporaires à Montréal et à Laval. Il en va du caractère francophone de la métropole, dit-il.
La place du français à Montréal est l’un des points phares abordés avec Soraya Martinez Ferrada vendredi lors de sa première rencontre officielle à l’hôtel de ville. M. Legault cherche des alliés pour demander au gouvernement fédéral de réduire encore les niveaux d’immigration, surtout l’immigration temporaire.
«Quand on regarde les chiffres, il y a eu une augmentation de 200 000 personnes sur l’île de Montréal au cours des deux dernières années, en bonne partie dû à l’immigration. Une augmentation de 10% comme ça, c’est trop pour la capacité d’intégration de Montréal», dit-il.
M. Legault souligne aussi que la proportion de personnes qui parle le plus souvent le français au travail et à la maison ont tous deux diminué, se situant désormais autour de 51% et 42% respectivement.
Le premier ministre souligne qu’il souhaite maintenir l’immigration dans les autres régions du Québec, où la capacité d’accueil et d’intégration est beaucoup plus grande à cause de la forte proportion de francophones.
Soraya Martinez Ferrada a dit partager les inquiétudes du premier ministre quant à la place du français dans la métropole.
Pression accrue en itinérance
M. Legault ajoute que les niveaux d’immigration actuels mettent beaucoup de pression sur les services gouvernementaux, comme les écoles et les hôpitaux. Ils ajoutent aussi aux crises du logement et de l’itinérance.
«Depuis sept ans, on a investi des milliards pour développer des places [en hébergement d’urgence] et on va continuer à le faire. Mais à l’impossible nul n’est tenu: 200 000 personnes de plus en 2 ans, ça empire ce genre de problème», lance-t-il.
«Je veux m’assurer que les personnes immigrantes ne se retrouvent pas à la rue», ajoute Mme Martinez Ferrada. En ce moment, il y a des gens qui sont issus de l’immigration qui sont en situation d’itinérance et ça me préoccupe énormément.»
Soraya Martinez Ferrada a d’ailleurs demandé que Québec lui accorde des pouvoirs accrus pour lutter contre l’itinérance.