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La parole à Pierre-Louis Trudeau, auteur d'Eau secours

Quel est le plus gros scandale de l’eau du Québec moderne?
C’est le programme de mise en place des petites centrales électriques des années 2000-2002. C’était la répétition d’un échec du début des années 1990, avec les mêmes joueurs qui revenaient. L’octroi des permis était clairement du favoritisme au profit d’une clique d’entrepreneurs privés qui étaient tous liés au parti au pouvoir à l’époque.

Les bons coups et mauvais coups des politiciens québécois?
La politique nationale de l’eau du PQ de Bernard Landry en 2002 aurait pu faire beaucoup, mais a beaucoup déçu par la suite, car elle n’a jamais été appliquée. Je donnerais la prime de l’inconscience à Pierre Bourque (l’ancien maire de Montréal) parce qu’il a fait le jeu de Power Corporation et de ceux qui voulaient privatiser les aqueducs à Montréal.

La plus grosse bataille qui s’en vient?

La privatisation. Avec les PPP, le gouvernement donne maintenant aux entrepreneurs la possibilité de faire affaire avec les municipalités pour la production de centrales, l’exploitation d’aqueducs, l’exploitation de systèmes de traitement des eaux usées.

Pierre-Louis Trudeau est l’auteur d’Eau Secours, publié aux Éditions Michel Brûlé.

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