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Le Mouton noir refuse de se faire tondre

Cent cinquante syndiqués ont manifesté hier alors que les discussions débutaient entre les neuf syndicats et la direction de Remstar, qui souhaite racheter TQS.

Plusieurs réunions avec la direction de Remstar sont au programme d’ici demain, jour où les syndiqués tiendront leur assemblée générale. «On reproche à Remstar de ne pas nous avoir consultés avant de présenter le plan de relance de l’entreprise», déplore Luc Bessette, président du syndicat des employés de l’information de TQS.

Ce plan prévoit le congédiement de 270 employés au Québec (152 sur 298 à Mont­réal). En plus des bulletins de nouvelles, les émissions Flash, Caféine, Gauthier et L’avocat et le diable passeraient à la moulinette. Seule l’émission 110 % garderait pour l’instant les faveurs de Remstar, qui veut aussi rouvrir les conventions collectives pour en renégocier certaines clauses.

Mais rien n’est encore fait. Le plan de redressement proposé par Remstar doit être accepté par 50 % des créanciers de TQS détenant les deux tiers des montants en jeu (36 M$ de dettes début avril). Remstar doit ensuite déposer avant le 7 mai son plan d’arrangement en Cour supérieure.

En juin, c’est devant le CRTC que le repreneur devra plaider sa cause pour obtenir une nouvelle licence d’exploitation. L’actuelle, qui vient à échéance en août 2009, stipule que TQS doit présenter à Montréal, chaque semaine, 14 h 30 de nouvelles et 9 h 30 en région.

«Un permis d’exploitation, c’est un privilège qui ne doit pas être vu que sous un angle mercantile», a déclaré Jean-Luc Mongrain, qui a récemment démissionné après neuf ans à la tête du Grand Journal.

Des personnalités sont aussi venues soutenir les employés de TQS, comme  le porte-parole de Québec Solidaire, Amir Khadir, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, des élus de la Ville de Montréal, Marcel Tremblay et André Lavallée, ainsi que le chef du Parti indépendantiste Éric Tremblay.

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