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Boisvenu veut une charte pour les victimes

Le président-fondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, Pierre-Hugues Boisvenu, réclame une Charte des droits des victimes.

«La charte des droits et libertés du Canada comprend 22 articles pour les criminels et aucun pour les victimes et leurs proches», explique M. Boisvenu en entrevue à Métro. Au cours des prochains jours, celui qui lance son livre Survivre à l’innommable aujourd’hui, tentera d’exprimer aux autorités l’écart entre criminels et victimes.

«Nous souhaitons un débat de société, une commission parlementaire», explique le père de Julie, assassinée en 2002, et d’Isabelle, qui a perdu la vie dans un accident de la route en 2005. M. Boisvenu fera du droit à des indemnisations justes et du droit à l’information «souvent bafoué», ses chevaux de bataille.

«L’État a investi 50 000 $ pour la défense d’Hugo Bernier [le meurtrier de sa fille]. De notre côté, nous avons reçu 600 $», indique-t-il.

Si les criminels ont plus de droits à ses yeux, il n’entend pas demander une révision de ces droits pour équilibrer les choses. «On ne va pas déshabiller Jean pour habiller Jacques.» Il demande donc qu’un chapitre dans la Charte soit consacré aux victimes ou qu’une Charte des victimes soit créée.

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