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Le logement social d'abord

Une équipe de sept bénévoles de la Maison du Père a entrepris, hier matin, un périple en vélo de quelque 300 km qui lui permettra de relier Montréal et Québec afin de faire connaître les revendications des sans-abri et des mal-logés et de participer au camp des 4 Sans, qu’organise à compter de demain le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Les cyclistes s’arrêteront à Repentigny, Joliette, Louise-ville et Trois-Rivières avant d’atteindre la capitale nationale vendredi. En chemin, ils tenteront de faire connaître les conditions de vie des sans-abri et d’inciter les gouvernements à répondre à leurs besoins, notamment en matière de logement social.

Les représentants de la Maison du Père s’allieront à leur arrivée à Québec aux participants du camp des 4 Sans, mis sur pied pour la première fois cette année par le FRAPRU.

«Le camp des 4 Sans s’adresse aux personnes qui sont sans toit, sans sous, sans droit et sans voix, a précisé le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. Pendant deux jours et deux nuits, des sans-abri et des gens mal logés vont vivre dans un camp installé sur un terrain de la ville de Québec et revendiquer leurs droits.»

M. Saillant espère que le camp, qui se tient en marge des célébrations du 400e de Québec, contribuera à ouvrir les yeux de la population.

Objectifs ambitieux

Quelque 203 000 ménages consacrent plus de 50 % de leur revenu à leur logement au Québec, une situation que juge inacceptable le FRAPRU.

«Il faut augmenter les sommes investies dans le logement social, a rappelé François Saillant. Pour le gouvernement fédéral, ça ne sera pas difficile puisqu’en ce moment, il ne donne pas une cenne. On admet par contre que le gouvernement du Québec fait plus. Cette année, il a financé 2 000 logements sociaux, mais ce n’est pas à coup de 2 000 logements que le problème va se régler.»

Présentement, il existe 120 000 logements sociaux dans la province. Le FRAPRU voudrait faire doubler ce nombre afin qu’ils ne représentent pas que 10 % des logements offerts, mais bien
20 % d’ici quinze ans.

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