Élection symbolique d'un ministre du Développement numérique
La population québécoise est invitée, jusqu’au 5 mars, à participer à une élection symbolique en proposant des candidats pour le poste de ministre au Développement numérique du Québec. Cette initiative, née d’un collectif de groupes et d’individus de plusieurs milieux professionnels, souligne le besoin d’une véritable volonté politique au plan de l’économie numérique.
L’organisme Communautique, qui vise notamment à accroître l’accès aux technologies de l’information et de la communication, observe un recul considérable dans l’aide au développement numérique depuis l’an dernier, contrairement à il y a 10 ans. «Avec cette élection en ligne, conjointement à notre « plan numérique pour le Québec », on souhaite faire bouger les choses pour répondre à un besoin criant en matière de formation à l’utilisation de l’internet et d’accessibilité aux réseaux et aux services numériques», a affirmé la directrice de l’organisme, Monique Chartrand.
Écart entre anglophones et francophones
Selon un récent rapport sur l’utilisation de l’internet au pays publié par Recherche Internet Canada et l’Indice de commerce électronique au Québec, un écart de 15 % apparaît entre les Canadiens anglophones et les Canadiens francophones, dont respectivement 82 % et 67 % sont des internautes. Une prédominance de l’anglais comme langue d’usage sur l’internet ainsi qu’une infrastructure technique insuffisante dans certaines régions rurales sont en partie responsables de cette inégalité.
«Le retard à rattraper au Québec est également valable pour les achats en ligne, la connectivité dans les commerces et la qualité des services numériques à prix abordable», précise Mme Chartrand. L’investissement du gouvernement dans les infrastructures devrait aussi inclure le volet numérique, considéré comme «l’autoroute du commerce électronique».