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Québec ignore les personnes arrêtées au G20

La coalition Solidarité avec les personnes arrêté(e)s du G20 a pressé Québec d’intervenir dans la demande d’enquête publique sur les méthodes employées par la police lors des sommets de juin. «Je pense que M. Charest devrait agir, au moins pour démontrer que ce ne serait pas accepté au Québec de bafouer les droits et libertés civiles de cette façon», s’est révolté Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).

La réponse de Québec n’a pas tardé. «Le gouvernement  n’a pas l’intention d’intervenir de quelque façon que ce soit», a soutenu Pascal D’Astous, un porte-parole du gouvernement provincial. M. D’Astous confirme d’autre part que les arrestations survenues à l’occasion du G20 ne demandent aucune intervention du gouvernement Charest, notamment parce que les événements n’ont pas eu lieu dans la Belle Province.

Différents organismes de-mandent au gouvernement Harper de tenir une enquête publique sur les moyens utilisés par la police de Toronto lors du G8 et du G20. Des organisations québécoises, telles que la SSJB et le Mouvement pacifique pour l’indépendance du Québec ont créé une coalition Solidarité pour soutenir les personnes arrêtées.

De nombreux manifestants aux sommets de juin ont déclaré avoir subi de mauvais traitements lors de leur arrestation et de leur détention. «Je me demande jusqu’où vont aller les policiers quand surviendra le prochain événement similaire au Canada», s’est interrogée France Kirouette, une manifestante qui a été détenue plus de 60 heures.

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