Les syndicats au Québec: une «anomalie» selon l'IEDM
Les modèles de syndicalisation québécois est «une anomalie qui devrait être corrigée», estime l’Institut économique de Montréal (IEDM). Dans une note économique rendue publique lundi, le chercheur Louis Fortin et le PDG de l’IEDM, Michel Kelly-Gagnon, indiquent que l’obligation d’adhérer à un syndicat contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés qui défend le droit de s’associer ou de ne pas s’associer.
Ils constatent également que les cotisations syndicales, que les syndiqués sont obligés de verser, ne servent pas seulement à défendre les travailleurs, mais à appuyer des partis politiques, à financer des projets d’entrepreneurs ou à grossir les fonds de syndicats étrangers.
Les deux chercheurs questionnent également le processus de formation d’un syndicat qui peut être engagé dans certain cas sans qu’un scrutin secret soit tenu. Au moment où l’Assemblée nationale réfléchit à une réforme du code du travail, MM. Fortin et Kelly-Gagnon croient que «la liberté de choix des travailleurs devrait être à l’avant-plan».