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Le Québec doit changer de cap pour réduire sa consommation de pétrole

Marie-Eve Shaffer - Métro

Des environnementalistes croient qu’un coup de barre doit être donné pour que le Québec diminue sa consommation de pétrole dans le secteur des transports des personnes et ainsi atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’il s’est donné.

D’ici 2030, les Québécois pourraient acheter 60% moins de pétrole pour se déplacer, ont indiqué les organismes Équiterre et Vivre en ville dans un projet de transport et d’aménagement du territoire rendu public jeudi. Cela ferait en sorte que le nombre de litres de pétrole consommés chuterait de 6,7 à 2,6 milliards et que la province économiserait 2,5 G$.

Pour y arriver, les environnementalistes suggèrent entre autres de doubler l’offre de transport collectif en détournant 600 M$ par année alloués au développement du réseau routier. L’objectif est d’offrir une desserte de transport en commun à tous les 10 minutes à la majorité de la population.

La planification de l’aménagement du territoire doit être également plus cohérente. «On ne doit plus construire des quartiers sans trottoir parce qu’on va se demander comment on va le déneiger, a indiqué le directeur de Vivre en ville, Christian Savard. Le power center doit devenir une exception. Les citoyens doivent avoir accès aux services de base à pied et non en auto. Désormais, au Québec, il faut avoir accès plus rapidement aux autobus qu’aux bretelles d’autoroute.»

Pour garantir davantage de cohérence, les deux organismes souhaitent qu’un poste d’aménagiste en chef soit nommer pour superviser les travaux des différents ministères du gouvernement. «En ce moment, le ministère des Transports défait ce que le ministère des Affaires municipales fait», a dénoncé M. Savard.

Les municipalités qui reçoivent des subventions pour aménager leur territoire doivent rendent des comptes à Québec, selon les environnementalistes, afin de limiter l’étalement urbain. Équiterre et Vivre en ville comptent présenter leur projet à tous les élus du gouvernement du Québec afin de les sensibiliser à l’urgence de réduire la consommation de pétrole.

Présentement, 43% des émissions de gaz à effet de serre sont attribuables au transport des personnes. Lors de la conférence sur les changements climatiques organisée par les Nations unies à Copenhague en 2009, le premier ministre Jean Charest s’est donné comme objectif de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, par rapport au niveau de 1990.

Les actions à poser
Pour réduire de 60% la consommation de pétrole, il faut selon Équiterre et Vivre en ville:

  • réduire de 20% le kilométrage annuel des automobilistes;
  • fixer des normes plus sévères de fabrication des automobiles;
  • atteindre une proportion de 5% des véhicules tout-électrique;
  • réduire à 25% la parts des camions légers.

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