Les Québécois à l'aise avec les personnes handicapées
Près de neuf Québécois sur dix se disent très à l’aise avec les personnes handicapées, soit 43%, tandis que 45% se sentent plutôt à l’aise. Questionnées sur leur entourage, trois Québécois sur quatre répondent côtoyer une personne handicapée, 30 % de façon régulière et 47 % à l’occasion.
«Les Québécois sont à l’aise avec le handicap indépendamment de la lourdeur du cas, a indiqué Sylvain Gauthier, vice-président de CROP. Par contre, le malaise est plus présent dans certaines situations familiales. Les scénarios effectués montrent que 43 % des parents seraient, par exemple, mal à l’aise que leur adolescent vive une histoire d’amour avec une personne handicapée même s’ils accepteraient de la rencontrer.» M. Gauthier ajoute toutefois que «la positivité du sondage étonnera surement certains experts».
Oui à l’assistance sexuelle
Dans les grandes lignes du sondage, la sexualité est aussi évoquée. Près des trois quarts des Québécois (73 %) seraient d’accord pour que le Québec mette en place un service d’assistance sexuelle aux personnes handicapées qui en font la demande, comme c’est le cas dans quelques pays européens (Danemark, Suisse, Pays-Bas, Allemagne). Cette proportion chute à 45 % pour ceux qui seraient d’accord à ce que l’État défraie les coûts reliés à ce service.
Concernant l’intégration des personnes handicapées au travail, les Québécois croient que la complexité de l’intégration et le caractère coûteux pour l’entreprise seraient les principales raisons qui expliqueraient l’hésitation de certains employeurs à engager une personne handicapée. La réalité s’avère pourtant différente selon les centres de réadaptation et les organismes de soutien en intégration socioprofessionnelle.
Enfin, pour une situation visiblement plus importante pour la cellule familiale, le sondage montre que dans des cas de grossesse, si des séquelles possibles et probables au développement du cerveau de l’enfant sont décelées, 55% décideraient d’arrêter la grossesse contre 33% qui ne savent pas.
Ce sont là des constats d’un sondage CROP, qui a été mené auprès 871
personnes dans le cadre du salon Prendre sa place afin de connaître
leurs perceptions envers les personnes ayant des limitations physiques. Du 30 mai au 2 juin 2011, le salon Prendre sa place occupe, pour une 3e année consécutive, la Grande-Place du complexe Desjardins afin de souligner l’important défi que représente la réadaptation dans la vie des personnes handicapées.