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Environnement: les Canadiens perdent confiance envers le gouvernement

La confiance du public envers le gouvernement en tant que principal acteur dans la lutte contre les changements climatiques a chuté depuis la dernière année, selon un sondage que l’organisme David Suzuki a réalisé et dont les résultats ont été présentés lundi.

En chute de 6 points, elle atteint maintenant 53 %, soit les niveaux de juin 2011.

«Si on avait posé la question “Croyez vous que le gouvernement devrait jouer un rôle dans la lutte aux changements climatiques?”, probablement que les gens auraient davantage acquiescé. Mais la question qu’on a posée c’est “Faites vous confiance au gouvernement pour régler le problème?”». La réponse des Canadiens est de plus en plus “non”», mentionne le directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand. Il estime qu’il s’agit du reflet de l’inaction du gouvernement fédéral en matière de lutte contre les changements climatiques.

Fait surprenant, 40% des partisans du Parti conservateur ne remettent plus en question la réalité des changements climatiques.

«On a tendance à dire qu’il y a une polarisation gauche/droite, entre les conservateurs et les autres partis sur ce débat. Mais ces résultats démontrent qu’il y a une large base de soutien non partisane de la science sur le climat. Et normalement, ça devrait pouvoir dire que tous les partis pourraient se mettre ensemble pour trouver une solution», poursuit M. Mayrand.

L’environnementaliste attribue cette réalité à des explications scientifiques en matière d’environnement de plus en plus claires et de mieux en mieux enseignées auprès de la population.

«Ce qui fait que les campagnes de déni des changements climatiques, avec le temps, ça ne fonctionne plus», précise-t-il.

Karel Mayrand soutient que lorsque la Fondation David Suzuki effectue des sondages, une plus grande proportion de la population remarque, par exemple, que les hivers sont plus doux que par le passé (près de 85% de la population), ou que les événements météorologiques extrêmes sont plus fréquents.

«Depuis l’an 2000, le nombre de réclamations pour inondation a doublé au Canada. On est de plein pied dedans, et les gens commencent à voir.» illustre-t-il.

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