Faire rire les enfants, partout dans le monde
Vincent Potel est la voix chantée de plusieurs personnages de films pour enfants, comme le Génie dans Aladdin. Il est aussi vice-président de Clowns Sans Frontières – Canada, un organisme qui envoie des clowns, des magiciens et des artistes circassiens professionnels partout dans le monde pour faire sourire les enfants et qui souligne mercredi une journée bien spéciale.
Qu’est-ce que le Jour’Nez?
C’est une initiative pour commémorer, le 20 novembre, l’anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant. Il est fêté partout dans le monde, notamment par les divers chapitres de Clowns Sans Frontières. À Montréal, il y a notamment une grande fête au bar Miss Villeray, à partir de 17h. Il y aura des clowns, des jongleurs et des magiciens. On invite tout le monde à venir déguisé et à se mettre des nez de clown.
Quels sont les besoins en clowns les plus pressants actuellement dans le monde?
Il y a des besoins tout le temps et partout. On a eu des missions dans des camps de réfugiés, dans des zones où il y avait la guerre ou la famine. On est allé en Haïti après le tremblement de terre. On visite aussi des écoles et des hôpitaux du Québec, où des jeunes vivent toutes sortes de problèmes, du déficit d’attention à la maladie en passant par des situations familiales difficiles. C’est partout pareil : en période sombre, les enfants essaient de se créer des souvenirs heureux. C’est fou comme ça ne prend pas grand chose pour les faire rire!
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Qu’est-ce que ça prend pour être un bon clown sans frontières?
Il faut être naturel, être capable d’établir facilement un lien avec les enfants, en plus d’être un artiste de talent. Il faut aussi se faire une carapace. On a dû payer des traitements psychologiques à certains de nos clowns au retour de mission, parce qu’ils étaient trop bouleversés par ce qu’ils avaient vu.
Voyez-vous un lien entre votre métier de chanteur et votre rôle à Clowns Sans Frontières?
Oui. Étant artiste, je sais à quel point les arts peuvent faire du bien. Mais avant tout, je suis père d’une famille de trois enfants. C’est ce qui joue le plus dans mon envie d’aider.