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Tourisme Québec, bonjour!

Mes vacances achèvent. Hormis deux petites escapades, je suis resté tranquille. Une xième visite express à New York, un récit dont vous serez épargnés cette fois-ci pour que je ne sois pas accusé de harcèlement journalistique, et, finalement, une virée à La Malbaie, comme l’an passé.

Le volet local de mes aventures m’a permis de constater qu’il y a vraiment davantage à faire au Québec en été. Trop longtemps otages d’un relais de roulottes à patates et autres motels pareillement graisseux, on avait fini par croire que la situation du tourisme québécois était désespérée.

L’an passé à Baie-Saint-Paul, j’avais été complètement charmé par un petit restaurant tout neuf qui s’était avéré, j’en suis sûr, une des meilleures tables au Québec. Son nom : Le 51. J’y suis retourné cette année. L’endroit était bondé et néanmoins, tout était toujours aussi parfait. Le chef de l’établissement, un Français, a fait le choix d’apprêter uniquement des produits de la région. Pas uniquement par solidarité bébête mais bien parce que ces aliments sont de qualité supérieure. Suffit de s’en donner la peine…

Il y en a d’autres, malheureusement, qui sont encore accrochés au régime épaisseur d’antan. Prenez Tadoussac. Seulement le nom nous donne envie de plonger dans un gros chaudron de bouillabaisse fumante. Pourtant…

Dans cette petite ville ô combien prometteuse, notre humeur en mange une maudite. L’endroit étant minuscule, il est quasi impossible de stationner sa bagnole dans les rues. Généreuse, la municipalité offre des espaces pour la garer… au coût de 4 $. Un coup parqué, et après avoir lâché un juron bien gras, vous éprouverez peut-être le besoin de vous recueillir à la petite chapelle historique qui est située face au fleuve. Pour y pénétrer, on vous chargera 3 $. Avis est donné aux écornifleux qui voudront jeter un coup d’oil gratis, une toile opaque bouche l’embrasure de la porte. Ici, Jésus ne se fait pas niaiser…

Pour vous calmer, ou pour vous réconcilier avec la place, vous aurez finalement envie de déguster cette bouillabaisse qui vous avait fait rêver. Désolé, y en a pas. On rapporte que la presque totalité des pêches du coin est réservée au marché asiatique. Consolez-vous, vous pourrez toujours vous rabattre sur des croquettes de simili-poisson, on en trouve partout. Vous voyez, finalement, vous n’aurez pas tout perdu. Peut-être juste le goût d’y retourner…

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