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Québec veut encadrer davantage les cigarettes électroniques

La loi sur le tabac au Québec sera modifiée afin que les règles qui s’appliquent pour les cigarettes traditionnelles encadrent également l’usage des cigarettes électroniques, selon des informations obtenues par Radio-Canada.

Le gouvernement du Québec souhaite notamment interdire aux utilisateurs de vapoteuses de fumer dans les établissements et les endroits publics, a rapporté jeudi la télévision publique.

La vente des cigarettes électroniques serait aussi encadrée, notamment pour interdire l’accès aux produits de vapotage aux mineurs.

Contrairement à la situation actuelle, la publicité, la promotion, mais aussi la manière dont les produits sont présentés dans les commerces seront aussi réglementés. Les autorités gouvernementales comptent même aller beaucoup plus loin selon la télévision publique. Ainsi, il ne serait plus possible de fumer sur les terrasses des restaurants et des bars.

La loi interdirait aussi de fumer à l’intérieur d’un véhicule en présence d’enfants.

Un projet de loi devrait être déposé par la ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois, la semaine prochaine.

Aussi des dangers
Une étude publiée l’an dernier par un groupe de chercheurs californiens a conclu que la fumée secondaire des cigarettes électroniques est un peu moins nocive que la fumée secondaire des cigarettes traditionnelles, mais qu’elle demeure néanmoins dangereuse pour la santé.

La fumée secondaire traditionnelle contient des concentrations élevées d’hydrocarbures aromatiques polycycliques — des produits organiques cancérogènes —, tandis que la fumée secondaire du vapotage n’en contient que des concentrations presque nulles, puisque ces cigarettes ne grillent aucune matière organique.

En revanche, la fumée secondaire du vapotage contient du chrome, qu’on ne retrouve pas dans la fumée secondaire traditionnelle, et jusqu’à quatre fois plus de nickel.

Plusieurs autres métaux toxiques, comme le zinc et le plomb, ont été détectés dans la fumée secondaire des cigarettes électroniques, mais en concentrations moindres que dans la fumée secondaire traditionnelle.

L’an dernier, l’agence de santé des Nations unies avait recommandé d’encadrer le commerce des cigarettes électroniques et d’en interdire l’utilisation à l’intérieur, tant qu’il n’aura pas été démontré que la vapeur qui s’en dégage est sans danger.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) conseille aussi d’empêcher la vente de ces produits aux mineurs et d’en interdire ou d’en limiter au maximum la publicité, la promotion et les commandites.

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