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Trudeau veut que May soit invitée au débat Munk

TORONTO — Le chef libéral Justin Trudeau croit que sa collègue du Parti vert, Elizabeth May, devrait être invitée au débat Munk sur les affaires étrangères qui se tiendra plus tard ce mois-ci.

Les verts ont déposé dimanche une plainte à l’Agence de revenu du Canada (ARC), alléguant que le format de l’événement viole les politiques de l’agence limitant les activités politiques des organismes de charité. La Fondation Aurea, inscrite comme organisme caritatif auprès de l’ARC, a contribué à financer le débat.

«Je vais laisser les avocats discuter des détails de cela, mais je vais dire que je suis déçu. Elle devrait être au débat Munk parce que nous savons que, parmi les enjeux internationaux auxquels font face le Canada et le monde, les changements climatiques constituent certainement l’un des plus importants», a déclaré M. Trudeau lundi, à Toronto.

Le chef libéral a affirmé que l’exclusion de Mme May du débat sur l’économie, organisé par le «Globe and Mail», l’avait touché personnellement.

«Ma fille a regardé le débat, jeudi dernier, et ça me dérange que quand elle regarde les aspirants premiers ministres, il n’y ait aucune femme parmi eux. C’est une autre des raisons pour lesquelles Mme May devrait être au débat Munk et dans tous les débats», a affirmé M. Trudeau.

Selon la firme d’avocats qui représente les verts, le fait de ne pas inviter Mme May viole la Loi sur l’impôt sur le revenu, qui édicte que les organismes de charité soient non partisans. Les verts demandent donc à ce que l’ARC mène un audit immédiatement sur les activités de l’organisme.

Le Parti vert dit qu’il va retirer sa plainte si Mme May est invitée au débat qui se tiendra lundi prochain dans la salle Roy Thomson Hall, à Toronto.

Dans la lettre transmise à l’ARC, Emily McMillan, du Parti vert, écrit que Mme May a été exclue du débat parce que les organisateurs voulaient seulement inviter les partis qui sont reconnus officiellement en vertu de la Loi sur le Parlement du Canada.

Avec seulement deux sièges à la Chambre des communes, le Parti vert ne bénéficie pas de la reconnaissance officielle de parti.

Mme McMillan fait toutefois remarquer que rien dans Loi sur le Parlement du Canada ne limite la signification de «parti politique» d’une façon qui pourrait justifier l’exclusion de Mme May.

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