Andrew Garfield: sous le masque de l’homme-araignée
Andrew Garfield reste des plus humbles par rapport au fait qu’il revêt le costume du bien-aimé héros de Marvel.
Maintenant que The Amazing Spider-Man (L’extraordinaire Spider-Man) sort enfin sur nos écrans, on dirait bien que la vedette Andrew Garfield pourra enfin se permettre une bonne nuit de huit heures de sommeil. «On dirait que j’ai été nerveux pendant les deux dernières années au complet, explique-t-il. Chaque jour, il y a eu quelque chose qui a fait en sorte que j’ai dû me concentrer pour ne pas trembler.»
Il est clair que l’acteur britannique ressentait de la pression à l’idée de reprendre le flambeau à Tobey Maguire, qui a tenu le rôle de l’homme-araignée dans trois films entre 2002 à 2007. Mais c’est plutôt la connexion personnelle de Garfield avec les comics de Marvel qui l’a rendu aussi tendu à l’idée de ressusciter la franchise. «On a tous un personnage fictif qui nous importe énormément, dit-il. Quand on a la chance de l’incarner, de le servir, de lui rendre justice, quand ce moment arrive, on se dit qu’on n’a plus le droit de dormir, plus le droit de penser à rien d’autre! Je devais me dédier entièrement à ce personnage qui m’a tant donné dans la vie et à qui je veux donner en retour.»
Garfield n’est pas le genre d’acteur qui donne l’impression d’être fourbe – à moins que le scénario l’exige. Mais sa nature tranquille, intelligente et un peu embrouillée transparaît dans son interprétation de Spider-Man, qui est plus nerveux et anxieux que ceux qu’on a pu voir avant. Cet aspect de l’ADN du héros masqué est ce à quoi Garfield s’est accroché. «C’est de cette façon que je me suis toujours senti quand je grandissais – le garçon dans l’ombre. J’étais maigrichon. J’ai toujours cru que j’aurais dû être plus grand, pour une raison quelconque, parce que c’est ce que la société nous dit, croit-il. J’ai joué au rugby, et j’étais bon, mais j’avais sans cesse des commotions cérébrales parce que j’étais trop faible. Alors, je me suis identifié à cet aspect de Peter Parker, qui se sent plus fort à l’intérieur qu’à l’extérieur… et il n’y a rien de plus satisfaisant que de voir un gars frêle donner une volée à des gros durs à cuire.»
Un faible, il l’a peut-être été à une certaine époque, mais Garfield est sur le point de devenir une superstar si cette nouvelle version de la franchise de Spider-Man fonctionne. Le jeune homme de 28 ans se fait toutefois un point d’honneur d’auditionner pour chaque rôle qui l’intéresse – une pratique qui n’est pas conventionnelle chez les acteurs bien établis. «Si vous êtes dans un bar, si vous jouez au billard et si vous mettez 50 sous dans la machine chaque fois, vous allez apprécier le jeu parce que vous avez payé pour, explique-t-il. Mais si vous trouvez un tour de passe-passe qui vous permet une partie gratuite, vous ne vous préoccupez pas autant de la partie. Il y a quelque chose là-dedans – devoir travailler pour obtenir quelque chose, plutôt que de se le faire offrir sur un plateau… J’ai dû travailler pour tout ce à quoi j’ai pris part et c’est ce qui est satisfaisant, parce qu’on sait qu’ils ont regardé tout le monde attentivement et qu’on est la bonne personne pour cette histoire en particulier à ce moment en particulier. Il y a quelque chose de gratifiant à rester terre-à-terre et humble, et à s’assurer d’apprécier tout ce qu’on a.»
The Amazing Spider-Man
En salle dès mardi