82 invités et 110 films aux 15 ans des RIDM
Les RIDM s’ouvrent avec The End of Time, de l’essayiste canadien Peter Mettler, offrent en clôture Journal de France, de Raymond Depardon, et entre les deux, donnent à voir une bonne centaine de docus d’ici et d’ailleurs.
Avec quatre fois plus de séances et trois fois plus de films qu’à leurs débuts il y a 15 ans, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont fait du chemin. «Cette année, il y a juste trop de bons films!» a résumé hier la directrice de la programmation, Charlotte Selb, à l’occasion du dévoilement de ce qui est au menu cette année.
Du côté de la compétition officielle, 14 longs métrages internationaux se disputeront le Grand prix de la compétition internationale longs métrages, le Prix Image et le Prix Montage. On pense entre autres à Leviathan, de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel, qui nous transporte sur un bateau de pêche industriel («un des meilleurs films de l’année, tous genres confondus», dixit Charlotte Selb), et à Only the Young, d’Elizabeth Mims et Jason Tippet («un incontournable film sur l’adolescence aux États-Unis, frais et drôle», assure la directrice). Des œuvres inscrites dans l’actualité, dont Comme si nous attrapions un cobra, d’Hala Alabdalla, qui se penche sur la caricature politique en Égypte et en Syrie, et 74, de Raed et Rania Rafei, qui relate une révolte étudiante au Liban, seront aussi du nombre.
Du côté des films d’ici, la compétition nationale longs métrages compte des films de Rodrigue Jean et Hubert Caron-Guay (L’état du monde), Sylvain L’Espérance (Sur le rivage du monde), Caroline Martel (Le chant des ondes) et Yung Chang (The Fruit Hunters). Soulignons aussi Pieces and Love All to Hell, un montage de vidéos YouTube de femmes qui attendent la fin du monde et expliquent comment s’y préparer, signé Dominic Gagnon, et Ma vie réelle, du regretté documentariste engagé Magnus Isacsson.
Finalement, 10 courts et 8 moyens métrages – une catégorie «qu’on a tendance à laisser dans l’ombre, ce qui est bien dommage», souligne Charlotte Selb) sont aussi en compétition, dont Un été avec Anton, produit par les frères Dardenne, le film d’animation Abuelas, et le court canadien East Hastings Pharmacy, qui mêle théâtre et cinéma.
RIDM
Du 7 au 18 novembre