Jack White renouvelé
Jack White est l’un des musiciens les plus prolixes de sa génération. Leader des divins White Stripes, il s’est offert une première aventure en parallèle avec The Raconteurs, auteurs de deux albums remarqués, et revient la semaine prochaine avec The Dead Weather, un super groupe dans lequel il joue de la batterie aux côtés de la chanteuse Alison Mosshart (The Kills), du guitariste Dean Fertita (Queens of the Stone Age), et du bassiste Jack Lawrence (The Raconteurs).
Le résultat? Un albumheavy blues aux accents gothiques qui devrait faire fureur sur les routes de l’été.
Comment est né ce nouveau groupe?
Un peu par hasard. Nous étions tous en repos de nos groupes respectifs et nous avons commencé à jouer quelques titres. Au départ, nous ne devions enregistrer qu’un simple, mais nous nous sommes rapidement aperçus que notre association avait du potentiel. Au final, nous avons écrit et enregistré l’album en trois mois.
Les Dead Weathers ou les Raconteurs sont-ils des formations qui te permettent d’exprimer des choses impossibles à faire dans le cadre des White Stripes?
Bien sûr. Certaines idées jaillissent du fait que nous jouons ensemble et c’est probablement la raison principale qui nous pousse à créer un nouveau groupe. On se régénère et on reconsidère la musique qu’on fait.
Ici, tu te régénères en jouant de la batterie. Ça fait quoi d’être assis à la place de Meg?
Ça me fait un peu peur, car je m’aperçois que je préfère presque ça! C’est aussi un défi, parce que sur scène, je dois jouer de la batterie et chanter en même temps sans sacrifier l’émotion. Nous n’avons donné qu’une dizaine de concerts jusqu’à présent et je suis encore en phase d’apprentissage.
Plusieurs fans se demandent si à force on finira pas revoir les White Stripes…
On me disait déjà la même chose avec les Raconteurs, mais je t’assure que nous allons revenir. Nous avons joué avec Meg sur le plateau de Conan O’Brien il y a quelques mois et nous avons un film sur notre tournée qui va sortir au Canada.
Un mot sur la mort de Michael Jackson. Tu étais fan?
Il n’y aura plus jamais quelqu’un comme lui. Il venait d’une époque où un artiste ne pouvait pas être signé par une maison de disques s’il n’avait pas un vrai talent ou s’il n’était pas capable d’écrire des chansons. Il y a 30 ans, il fallait bosser dur pour faire son trou dans l’industrie du disque et je crois que c’est quelque chose que beaucoup de gens ont sous-estimé. On a souvent critiqué la musique des années 1980 et des gens comme Michael Jackson, Prince et Madonna… Avec le recul, on s’aperçoit qu’ils étaient incroyablement talentueux par rapport à ce qui s’est fait depuis.
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