Rihanna demande (presque) pardon
C’est le moins qu’on puisse dire : les journalistes et les fans qui ont accompagné Rihanna dans sa tournée 777 autour du monde en ont payé le prix.
Après une semaine, leurs frustrations ont explosé. Les constants retards, le manque de sommeil (les passagers devaient saisir leur chance de faire la sieste, peu importe l’endroit ou le moment : dans l’avion, sur un siège, sur le plancher…), sans parler du fait qu’il était impossible de savoir quand la prochaine occasion de manger ou de boire se matérialiserait : toutes des circonstances que plusieurs auraient endurées avec bonheur si la raison principale de prendre part à ce voyage s’était montrée de temps à autre.
Après que des critiques de plus en plus virulentes se furent propagées comme un feu de forêt sur le web – c’est le risque qu’on court en invitant 150 journalistes –, Rihanna s’est finalement montrée dans l’avion. Vêtue d’une veste rembourrée, des verres fumés sur le nez, elle est apparue 10 minutes avant que l’avion atterrisse pour le dernier spectacle. La vedette a même passé près d’offrir ses excuses.
«Je n’ai pas pu passer autant de temps avec vous que je l’avais d’abord planifié, a-t-elle dit. Je pense que vous êtes aussi fatigués que moi, mais je veux me reprendre, alors je vais venir m’asseoir avec vous. Et merci à tous pour avoir fait en sorte que ce voyage en soit un putain de bon», a-t-elle dit aux journalistes.
Mardi soir, la chanteuse a terminé sa tournée au Webster Hall de New York, avant d’embarquer à bord d’un autre vol pour aller célébrer l’Action de grâces entre amis, hors des États-Unis.
Entrevue éclair
Les questions de Métro auxquelles Rihanna a répondu :
- Quelle a été la partie la plus difficile de cette tournée? J’imagine que ç’a été de trouver l’équilibre entre mon rôle d’hôtesse et celui d’artiste. Je suis censée faire mon spectacle, et puis me fermer la gueule jusqu’au concert suivant. Parce que, pendant les deux heures que dure le vol, c’est là que je peux dormir. Mais je voulais aussi passer du temps et interagir avec tout le monde et donner un peu de temps à chacun. J’imagine que c’était la plus grosse difficulté.
- Pouvez-vous résumer la tournée pour nous? Du rock and roll, de vrais amis, des journalistes qui voulaient connaître des détails juteux, mais qui n’en ont pas vraiment eu parce que je devais être sage, cette fois. On aurait eu une tournée 333 sinon; je n’aurais pas tenu sept jours. Bon, je sonne comme de la merde en ce moment, mais ce soir, c’est la dernière fois, alors je vais jusqu’au bout. Pas de pitié. Je vais mettre toute mon énergie dans ce spectacle.