Une BD s'inspire du hockey québécois
Le bédéiste Achdé, nommé Hervé Darmenton dans une autre vie, a toujours aimé notre sport national ainsi que notre belle province. Il a donc décidé de dédier une Å“uvre à deux de ses passions. «L’album est un cri du cÅ“ur pour le Québec et pour le hockey», lance Achdé, qui sera dans la métropole cette semaine pour présenter son nouvel album, Les Canayens de Monroyal, dans le cadre du Salon du livre de Montréal.
Les nuls dans la NUL
La BD raconte l’histoire d’une sympathique et assez maladroite équipe de hockey de village qui tente sa chance dans la NUL (la National Underground League). Les gags sont bien ancrés dans l’univers du Québécois amoureux de son sport, et le tout est parsemé de quelques dents cassées.
Le sympathique Français a pratiqué le hockey dès son jeune âge, ce qui explique en partie le sujet de sa dernière bande dessinée. «Comme tout petit Français du Sud, je voulais jouer au football [soccer], et les clubs me disaient non, car j’avais des lunettes, indique Achdé. Alors par bravache, je me suis inscrit au hockey, et en 25 ans de hockey, je n’ai jamais cassé mes lunettes.»
Pour bien respecter la «parlure» d’ici, Achdé a fait appel à son bon ami Lapointe – un Québécois qui préfère rester anonyme – pour fignoler le scénario et le dialogue. À notre grand plaisir, le mot palet, en faisant référence à la rondelle, n’est pas mentionné une seule fois dans l’album.
Entre les deux mon cœur balance
Preuve de son amour pour le hockey et de sa connaissance du sport national québécois, l’illustrateur français a toujours hésité entre favoriser le Canadien de Montréal ou les Nordiques de Québec. «Quand les Nordiques sont arrivés dans la LNH, ça été un gros coup de cÅ“ur», avoue-t-il.
Une grosse pointure de la BD
Achdé n’en est pas à ses premières armes dans le monde de la bande dessinée. Après le décès du grand Morris, il a eu l’honneur de reprendre les dessins de Lucky Luke. On lui doit d’ailleurs les aventures du cowboy le plus rapide de l’Quest au Québec, avec l’album La belle province. L’auteur considère donc ses Canayens de Monroyal comme une histoire d’amour et non une histoire de sous. «Vu que le marché de la BD est tout petit, je n’ai pas fait cet album dans le but de gagner des milliards. J’ai vraiment fait ça par passion. C’était une affaire de plaisir», a dit le bédéiste.