Kristen Stewart et Joan Jett: I love rock'n'roll
La première fois qu’elle a rencontré Joan Jett pour discuter du fait qu’elle allait la personnifier dans le film The Runaways, Kristen Stewart était pétrifiée. Elle craignait que la légende du rock ne la prenne pas au sérieux parce que son personnage de Bella Swan lui collait trop à la peau. «J’avais peur, car je me disais que mon avenir dans le film dépendait de cette rencontre», se souvient Stewart. Mes cheveux étaient longs parce que j’étais sur le point de tourner New Moon et je sentais qu’elle allait me regarder de la tête aux pieds et me dire : « Qu’est-ce qui te fait penser que tu peux me jouer? »»
Il s’est avéré que les cheveux étaient, en effet, un élément qui comptait pour Jett, mais qui tourna en la faveur de Stewart. «Je lui ai demandé si elle comptait se faire couper les cheveux et elle m’a répondu que oui. Cela m’a vraiment tout de suite mise à l’aise et m’a permis de constater qu’elle prenait le rôle vraiment au sérieux», confie Jett.
Le problème des cheveux réglé, Jett a tout de suite apprécié la jeune actrice. «Je l’ai tout de suite aimée, raconte-elle en parlant de leur premier rendez-vous, au Denny’s de San Fernando Valley. Je pense qu’elle est géniale. Après une minute, nous étions déjà à l’aise. J’ai sûrement dû bavarder sans arrêt pendant trois heures en lui donnant une multitude de détails superflus! Je ne voulais pas nécessairement qu’elle utilise tout cela pour jouer son rôle, mais je tenais à ce qu’elle sache comment je suis.»
Jeunesse rock
Regarder sa jeunesse prendre vie à l’écran était surréaliste pour celle qui fut la force créatrice du groupe féminin punk des années 1970 The Runaways. Jett, qui est l’auteure des classiques I Love Rock and Roll et Crimson and Clover, a trouvé particulièrement étrange de revivre certaines périodes de sa vie dont le souvenir lui est toujours pénible.
«Je ne comprenais pas les réactions dures et mesquines qu’on provoquait parce que nous étions un groupe de femmes qui jouaient de la musique! Je trouvais ça bizarre et ça me mettait en colère, confie Jett. Je ne comprenais pas pourquoi les gens se sentaient menacés par des filles qui font du rock’ n’ roll. Je ne comprends toujours pas d’ailleurs. On s’est même déjà fait dire qu’on ne pouvait pas jouer du rock… Et quoi encore?»
Pour Kristen Stewart, cela a rendu le rôle encore plus attirant, et la participation de Jett a été un gros plus. «La présence de Joan sur le plateau a beaucoup facilité les choses. Elle était tellement géniale et ouverte. On espère toujours se mettre à fond dans la peau de son personnage pour le rendre le plus réaliste possible et c’est une grosse responsabilité quand on commence à connaître la personne qu’on campe. Elle n’était pas obligée d’être là. Elle est un personnage public, on aurait pu faire le film sans elle», explique Stewart.
Le film traite en outre de plusieurs sujets plus sérieux, ce qui plaît énormément à Jett. «Les adolescents sont sexuels. Les filles sont sexuelles. Je suis désolée de vous l’apprendre, mais c’est la réalité, et bafouer cette vérité est très insultant pour les adolescents», dit-elle. Heureusement pour Stewart, ses parents ont maintenant l’habitude de ce genre de chose. «J’étais plus nerveuse quand j’étais plus jeune. Mes parents se disaient : « Kristen fera ce qu’elle a à faire, ce ne sont que des films », se souvient-elle. Mais ils n’étaient pas contre.»
The Runaways
En salle dès aujourd’hui