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À la découverte du sexe autour du globe

Philippe Desrosiers, explorant les us et coutumes du Mexique. Ici en compagnie d’un mariachi! Photo: TV5

Pour une troisième saison, Philippe Desrosiers poursuit son exploration anthropologique, sociologique et psychologique autour du globe dans Le sexe autour du monde. Rencontre.

Maintenant que Le sexe autour du monde a fait voyager les spectateurs pendant deux saisons, Philippe Desrosiers se dit très, très content. Et un peu soulagé. Certes, il confie encore recevoir des claques dans le dos de mononcles nonos qui lui lancent d’un air salace : «Heille, heille, heille! T’es le gars du sexe! Tu ne dois pas t’ennuyer!» Mais la majorité des gens savent que l’émission qu’il anime sur les ondes de TV5 n’est pas exclusivement consacrée aux plaisirs de l’amour. Et qu’elle n’est certainement pas un sordide guide de tourisme sexuel! En effet, le thème de la sexualité est pour l’animateur «un prisme qui lui permet d’observer les autres cultures». «Quand on s’assoit devant quelqu’un pour faire une entrevue sur la question, plusieurs barrières sont abattues», dit-il.

Philippe Desrosiers rappelle d’ailleurs qu’il n’est pas – et qu’il n’a jamais été – intéressé par l’aspect «glauque, trash» de l’érotisme. Non. Ce qu’il s’emploie plutôt à mettre en lumière, ce sont ses côtés positifs, joyeux. D’où son ton souvent humoristique. «C’est important pour moi, et délibéré, de faire appel à l’humour. C’est un mode de communication qui me plaît et dans lequel je me sens à l’aise. Souvent, ça me permet aussi de dédramatiser des questions plus intimes.»

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Dans les huit nouveaux épisodes qui seront diffusés le mardi à partir de ce soir, le journaliste et prof de psychologie nous entraînera notamment en Turquie, au Vietnam et au Mexique. Au fil des segments, nous aurons bien sûr droit à des témoignages de divers sociologues, chercheurs et autres spécialistes. Mais nous aurons surtout droit à des confessions et à des vox-pop de «citoyens ordinaires». Une présence essentielle selon l’animateur. «Rencontrer des gens qui ne sont pas habitués à témoigner devant la caméra et qui n’ont pas des lettres après leur nom [PhD, Dr, etc], c’est ce que je préfère!» s’exclame-t-il.

Ainsi, on verra Desrosiers prier deux amoureux mexicains d’énumérer tour à tour ce qu’ils aiment chez leur conjoint. Ou demander à une femme sud-africaine si elle n’a pas peur que son mari la quitte pour une plus jeune. Des questions spontanées auxquelles les intervenants ne sont pas préparés. Et auxquelles ils doivent répondre tout aussi spontanément. «Rencontrer du vrai monde, c’est un truc auquel je tiens énormément. C’est pourquoi la plupart des couples qu’on interroge, on les trouve seulement lorsqu’on arrive sur place. On demande à des habitants des lieux où nous passons s’ils ont des amis qui voudraient bien témoigner pour nous.»

À partir de là, l’intervieweur affirme y aller «au feeling». «C’est vraiment une question d’écoute. Il y a des gens auxquels je finis par ne pas du tout poser de questions d’ordre sexuel, parce que je sens que ça ne passerait pas. Alors que d’autres ont extrêmement hâte de se livrer sur ce plan!»

Aujourd’hui, après trois saisons passées à parcourir le globe, Philippe Desrosiers dit être un homme nouveau. «Je continue à être étonné par ce que je découvre. Au Mexique, par exemple, un pays qui, comme j’ai pu le constater, est plutôt macho, j’ai visité une maison de retraite pour les prostituées. J’ai été absolument renversé. J’ai pensé : bravo! Respect! On devrait en avoir au Québec! Et ça, c’était le fruit de rencontres. Des discussions que j’ai eues avec des personnes qui ne passent pas tous les jours à la télé et qui ont des histoires incroyables. Personnellement, j’en suis sorti transformé.»

Le sexe autour du monde – saison 3
À TV5
Le mardi à 21 h

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