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Karine Vanasse: tout feu tout flamme

Karine Vanasse ne peut s’empêcher de grimacer lorsqu’on la décrit com­me une fille ambitieuse. Et quand on lui appose l’étiquette de carriériste, elle se crispe. «Je n’ai pas l’écume au bord de la bouche! s’exclame-t-elle en riant. Et je ne suis pas prête à tasser tout le monde de la file non plus.»

Une chose est sûre, ce ne sont pas les mots «nonchalante» et «paresseuse» qui viennent à l’esprit après avoir jeté un coup d’Å“il à sa feuille de route. Révélée à l’âge de 14 ans au cinéma dans Emporte-moi de Léa Pool, Karine Vanasse occupe une place de choix dans le cÅ“ur du public québécois depuis plus d’une décennie. À 27 ans seulement, elle a joué dans une vingtaine de longs métrages et de séries, raflant en cours de route deux Jutra, un Génie et un Gémeaux. Au cours des 12 derniers mois, elle a tourné dans pas moins de 5 films, dont Midnight in Paris de Woody Allen, fait ses débuts au théâtre dans la pièce In extremis, pris la pose pour l’entreprise de mode québécoise Jacob, dont elle est la nouvelle égérie, et renoué avec le petit écran dans Trauma. A-t-on oublié de mentionner qu’elle avait réussi à percer le marché français en décrochant le premier rôle dans Switch, un thriller d’action signé Frédéric Schoendoerffer?

«J’aime avoir l’impression que je repars à zéro, indique Karine Vanasse à propos de son séjour outre-Atlantique. Je ne suis pas partie pour la France en me disant : « Je vais être fière de moi, de ma carrière, si je réussis à tenir la vedette d’un film. » Non. Je voulais me déstabiliser, partir et passer ma petite audition où personne ne me connaît, dormir dans une chambre d’hôtel à 95 $ la nuit… Revivre tout ce que je faisais quand j’avais 13 ans. Je trouve ça l’fun. Ça me donne une belle énergie.»

Hormis le plaisir qu’elle en retire, c’est pour calmer ses craintes et apaiser ses doutes que l’actrice cherche à se mettre en danger. Couronnée de succès dès ses débuts, Karine Vanasse veut maintenant s’assurer qu’elle mérite les belles choses qui lui arrivent. «Quand ça va trop bien, je commence à paniquer. Je me dis qu’il y a une pierre qui va me tomber sur la tête», révèle-t-elle.

Ce n’est pas une pierre, mais bien un tueur pyromane qui vient troubler la quiétude de l’actrice dans le thriller Angle mort. Elle y incarne Stéphanie, une jeune photographe qui – avec son petit ami de longue date (Sébastien Huberdeau) – décide de partir en road trip en Amérique du Sud.

La comédienne n’avait jamais mis les pieds à Cuba avant de s’y rendre pour le tournage du deuxième long métrage de Dominic James (Die). «De plus en plus, je comprends qu’il n’y a rien de mal à s’écraser sur le sable pendant une semaine, dit la bourreau de travail. Mais je ne suis pas une fan des voyages de plage.» Voilà une déclaration qui, sortant de la bouche de Karine Vanasse, ne surprend guère.

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