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Ce cÅ“ur qui bat: une ode à la vie

«L’idée de ce documentaire est née de mon expérience en tant que patient, confie Philippe Lesage, réalisateur du documentaire Ce CÅ“ur qui bat. J’ai été amené à passer quelque jours à l’hôpital et, comme beaucoup de gens,  pour moi tout ce qui a trait au milieu hospitalier avait une connotation morbide.»

Pourtant, c’est en passant ces quelques jours à l’Hôtel-Dieu que Philippe Lesage découvre qu’en réalité, c’est un univers qui est plein de vie. «Non seulement je trouvais que la vie continuait, malgré tous les drames qui se jouent là-bas, grâce aux médecins et au personnel hospitalier, souligne Philippe Lesage. Mais aussi, je trouvais que, pour les patients qui étaient autour de moi, même dans la maladie il y avait un combat à mener et donc encore beaucoup de vie. Un fabuleux théâtre de la vie.»

En filmant en plans-séquences et sans voix off, Philippe Lesage a voulu plonger, avec beaucoup de pudeur et de sobriété, le public au milieu de cet univers où la maladie, qu’elle quelle soit, touche hommes et femmes, de tous âges, de toutes origines et de tous milieux sociaux. «La maladie est démocratique. Et pourtant, il y a un tabou autour d’elle, explique le réalisateur. Je voulais m’attarder à montrer ce que les malades vivent.» En posant sa caméra en différents lieux de l’hôpital et en laissant libre cours à la vie qui y bat, Philippe Lesage transmet toute l’authenticité de cet environnement. «Je voulais que la manière de filmer accompagne le patient dans sa souffrance. Et puis, en n’accentuant pas le commentaire, c’était une façon d’être respectueux envers leur condition. C’était une façon de ne pas instaurer une hiérarchie entre le sujet, le public et moi.»

Une manière de donner au spectateur le choix de se positionner comme il l’entend face à la détresse et à la souffrance auxquelles les patients font face. Des patients qui sont des plus sincères, qui font totalement abstraction de la caméra. «Il était important pour moi que le spectateur fasse sa propre expérience avec le film. Je crois que, plus on donne de la liberté, et plus le spectateur est poussé à réfléchir à sa propre condition.»

Ce cœur qui bat
En salle vendredi

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