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Shaka Ponk: «On a toujours eu un côté kamikaze…»

Photo: collaboration spéciale

La formation française Shaka Ponk mélange le funk, le punk-rock, le métal et l’électro pour offrir un résultat joyeusement bordélique. Le très sympathique claviériste de la bande de sept, Steve, tout simplement Steve, nous parle de The Geeks and the Jerking Socks, le troisième disque du groupe qui sort enfin chez nous.

Lorsqu’on ouvre la pochette de votre nouvel album, on tombe sur votre mascotte, un petit singe, qui nous fait un grand «fuck you». Vous qui travaillez vraiment à votre façon, sans contraintes, sentez-vous que vous faites un doigt d’honneur aux normes établies?
C’est vrai qu’au début, Shaka Ponk, c’était un collectif. Et c’est vrai aussi qu’on croyait que les maisons de disques ne nous offriraient jamais leur soutien. On a donc gardé l’habitude de travailler entre nous, sans compromis. Sans forcément brandir un «fuck you», on voulait montrer aux gens qui commencent dans la musique qu’il ne faut attendre après personne pour se lancer.

Cette année, vous avez eu en France un immense succès avec My Name is Stain, une chanson somme toute peu représentative du reste de votre travail. Puisque votre son est très différent de ce qui se fait habituellement chez vous, lorsque vous avez commencé à jouer il y a 10 ans, avez-vous senti une certaine résistance du public, ou au contraire, les gens ont-ils adoré découvrir quelque chose de nouveau?
Alors ça, c’est très bizarre. Il y a eu les deux, en fait. Quand My Name is Stain s’est retrouvée propulsée à la radio, beaucoup de gens qui ne nous connaissaient pas du tout ont commencé à venir à nos spectacles… et ils ont découvert le vrai univers de Shaka Ponk sur scène, avec le côté métal, le rock et les mecs qui transpirent! Mais parmi les anciens amateurs du groupe, certains ont été déçus qu’on perde notre statut «underground». On a entendu et lu plusieurs critiques pas très sympas de gens qui disaient qu’on… baissait nos pantalons.

Au début, vous qualifiiez Shaka Ponk de «groupe de DJ qui mettait de la musique sur des images». Désormais, vous affirmez être des musiciens assumés. Est-ce que ç’a été un long processus pour y parvenir? Avez-vous eu le syndrome de l’imposteur?
Pas forcément. De toute façon, Shaka Ponk, ce n’est pas quelque chose de maîtrisé. Chaque fois qu’on a une idée et qu’on se dit : «Oh! On va faire ça!», le résultat est complètement différent. Pour My Name is Stain, par exemple, on voulait composer une chanson punk-rock et on s’est retrouvés à faire du reggae! Cela dit, avec le temps, parce qu’on avait envie de faire des concerts, on s’est forcés à devenir un vrai groupe de rock.

Il y a un côté geek assumé à votre groupe. Vous qui êtes des enfants de la génération internet et tout ça, est-ce que vous vous en réclamez beaucoup?
Oui! D’ailleurs, le nouvel album, on l’a composé et enregistré en entier dans le bus de tournée! On avait tous notre petit laptop, une carte son, notre clavier portable, notre guitare… On fait tout sur des machines.

Les chaussettes, ou plutôt les Jerkin’ Socks du titre, c’est un clin d’œil à American Pie?
Exactement! (Rires) Certains de nos copains musiciens très puristes nous disaient toujours : «Vraiment, vous êtes des ados attardés avec la chaussette à la main et l’ordi sur les genoux!» Ça nous a inspirés!

Shaka Ponk
The Geeks and the Jerking Socks
Présentement en magasin

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