Critiques CD de la semaine du 27 juin au 1er juillet 2011
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de GRUBB, Limp Bizkit, Maybe Watson, Beyoncé et Selena Gomez and The Scene.
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C’est la fête! GRUBB GRUBB (3,5/5) |
Chose certaine, les Roms de la distribution du spectacle GRUBB ont le sens de la fête. Et c’est pourquoi le CD qu’ils ont enregistré, sous les bons soins du réalisateur Francis Collard, se révèle un incontournable. Même sans comprendre les paroles – en rom – on apprécie immédiatement les rythmes accrocheurs de ce hip-hop entraînant mêlé de musique gitane festive. Après une seule écoute, on a déjà envie de fredonner les pièces encore et encore, et on veut se replonger rapidement dans l’atmosphère de party de GRUBB.
– Jessica Émond-Ferrat
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Pour public averti Limp Bizkit Gold Cobra (3,5/5) |
Le dernier album lancé par la formation originale de Limp Bizkit l’avait été à une époque où Napster était cool… Dix ans plus tard, on n’allait pas faire dans la dentelle. Fred Durst et sa bande discourent sur le sexe, la violence, le sexe et… la violence! En y ajoutant allègrement les insultes. Les choses n’ont pas trop changé. Mais comme d’habitude, leur rap métal (rapcore? nu-metal?) frappe fort. Entre autres sur des pièces comme Gold Cobra, et même quand on y met l’autotune «Bizkit Style» à la blague sur Autotunage. Surprenant? Pas vraiment. Défoulant? Oh oui!
– Christian Duperron
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Air frais Maybe Watson Maybe Watson (3,5/5) |
Ce sont 14 pièces empreintes d’humour et d’ironie que propose Maybe Watson – Olivier Guénette de son vrai nom – sur son premier CD. Une bouffée d’air frais dans le paysage hip-hop. Habitué des joutes verbales, Watson crache dans un franglais – qui n’écœure jamais – ses paroles qui font mouche.Ce premier effort puise musicalement dans les racines du hip-hop, mais on y a insufflé une bonne dose pop qui fait du bien. Maybe Watson ne se prend pas au sérieux et on aime ça. Ce n’est pas du n’importe quoi, c’est du Maybe Watson
– Marc-André Lemieux
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La tigresse rugit Beyoncé 4 (3/5) |
Beyoncé ne connaît pas la retenue. Sur scène, son impudence s’avère une arme redoutable, mais sur disque, c’est une arme à double tranchant. Des titres comme Run the World (Girls) et Countdown profitent de son goût pour la surenchère. La star devrait toutefois apprendre à dompter sa tigresse intérieure dans des pièces qui requièrent plus de réserve : ses rugissements inutiles sur la pop inoffensive de Love on Top ou la ballade Rather Die Young agacent. Si 4 ne renferme pas de tubes à la Single Ladies, il contient assez d’attitude pour nous divertir.
– Marc-André Lemieux
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Pour les ados Selena Gomez and The Scene When the Sun Goes Down (2,5/5) |
Selena Gomez and The Scene, c’est en fait Selena Gomez, une teen idol qui nous offre des paroles banales traitant de préoccupations adolescentes et des chansons aux airs tantôt pop tantôt dance dont raffolent les jeunes. La petite amie de Justin Bieber a une voix agréable, mais qui ressemble à celle des autres chanteuses de sa génération. Gageons que certaines pièces (Who Says, Love You Like a Love Song) seront un vif succès auprès des jeunes. We Own the Night, fruit d’une collaboration avec la Britannique Pixie Lott, est toutefois pas mal
– Rachelle Mc Duff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
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