The Thing: femmes fortes cherchent rôles réalistes
Comptant des films tels que Final Destination 3, The Ring Two et Black Christmas à son actif, Mary Elizabeth Winstead connaît bien le cinéma d’horreur. Ainsi, un antépisode du film The Thing était tout à fait dans ses cordes.
De plus, comme il se déroule en Antarctique, le film laisse peu de latitude sur le plan des costumes révélateurs, ce que l’actrice dit apprécier, compte tenu de la façon dont les personnages féminins ont tendance à être dépeints dans les univers de l’horreur et de la science-fiction. Elle a exprimé franchement son opinion sur ce sujet lors d’une entrevue accordée à Métro.
Que pensez-vous du fait que le film soit un antépisode plutôt qu’un remake?
Compte tenu du fait que le film est produit par Strike Entertainment, on savait que ça n’allait pas seulement être une banale copie de la version originale. Les gens de Strike Entertainment savent s’inspirer d’une œuvre existante pour en tirer quelque chose de nouveau qui soit respectueux et intéressant. On n’a qu’à regarder leurs précédentes offrandes, comme Dawn of the Dead. Pour The Thing, ils étaient vraiment résolus à ne pas aller trop vite, à conserver le ton et l’esprit de la version des années 1980 et à ne pas en ternir l’héritage en prétendant que celle-ci n’avait jamais existé.
Les comparaisons entre votre personnage et celui incarné par Sigourney Weaver dans le film Alien sont presque inévitables…
Je les aime. J’ai un faible pour les femmes fortes qui sont réalistes au cinéma. C’est vraiment amusant de voir des femmes qui forcent le respect et qui sont super puissantes, mais en même temps, j’ai l’impression qu’il y a une catégorie de femmes que l’on ne voit pas, celles qui sont fortes et intelligentes d’une façon réaliste et qui prennent soin d’elles, sans toutefois tabasser ou assommer des gars deux fois plus gros qu’elles.
Ce qui est intéressant, c’est que les cinéastes semblent penser que les personnages féminins doivent être à l’une des deux extrémités du spectre.
C’est juste. Qu’il n’y ait pas plus de personnages féminins réalistes me scandalise, car nous constituons la moitié de la population. Pourquoi les personnages dépendent-ils de ce que les gars veulent voir? Chaque personnage féminin d’un film est hypersexualisé ou dépeint comme étant hystérique ou névrosé, ou d’une manière qui représente un point de vue très masculin sur les différents types de femmes qui existent.
Croyez-vous que les actrices ont tendance à se comporter comme si ce phénomène était acceptable pour se justifier dans leur esprit?
Je crois que c’est parfois le cas. Mais, je connais beaucoup de femmes qui aiment porter des vêtements aguichants, et il n’y a rien de mal à cela. J’estime cependant que, lorsqu’on travaille dans une industrie si disproportionnée, on doit avoir le désir de contribuer à changer les choses.
The Thing
En salle dès le 14 octobre