Soutenez

Maxime Landry: deux têtes valent mieux qu'une

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Au départ, le disque de Maxime Landry devait s’intituler Deux. Parce qu’il s’agit du second opus de l’ex-académicien et qu’il est question dans presque toutes les pièces de relations entre deux personnes. Mais surtout parce qu’il l’a créé «à deux», avec sa complice Lynda Lemay.

Depuis leur collaboration pour la pièce Cache-cache,  qui figure sur l’album Vox Pop, Maxime Landry avoue qu’il rêvait de retravailler avec Lynda Lemay. «Mais honnêtement, je n’aurais jamais cru qu’elle accepterait de faire un album complet avec moi, affirme-t-il. Je sais qu’elle a un horaire hyper chargé, avec ses tournées en Europe et sa vie de fa­mil­le. Je n’aurais jamais eu le guts de lui demander d’écrire 10 titres pour moi! Heureusement que Stépha­ne Lapor­te [son directeur artistique] l’a eu, lui!»

Il y a deux ans, le chanteur a connu un suc­cès phénoménal avec son premier opus, Vox Pop. Au Gala de l’ADISQ 2010, ce CD a été couronné des Félix de l’Album meilleur vendeur et de l’Album de reprises de l’année, et Maxime Landry a reçu le prix de l’Interprète de l’année.

Malgré cela, le jeune homme n’a pas eu envie de reprendre cette formule. Il tenait mordicus à ce que son disque suivant soit exclusivement composé de titres originaux. «J’avais accepté le con­cept des reprises, que Stéphane Laporte m’avait proposé, parce que je trouvais que c’était une bonne façon de rendre hommage au public qui avait voté pour moi, rappelle le chanteur. Je suis issu du vote populaire, on ne se le cachera pas. C’était donc une façon de remercier les gens en les laissant choisir les chansons… ce qu’on n’aurait pas pu faire avec des pièces originales.»

Cette fois, en présentant  10 pièces si­­gnées Lynda Lemay sur les 12 que comporte son nouvel album, Maxime Landry dit avoir eu la très nette impression de chanter des textes qu’il aurait lui-même écrits.

«On est devenus des amis, elle et moi. On a parlé beaucoup, et de plein de choses. Ça a fait en sorte qu’elle m’a écrit des paroles qui représentaient ce que je voulais dire, sauf qu’elle avait mis des beaux mots sur tout ça», lance-t-il en riant.

Le jeune homme s’est par ailleurs laissé prendre au jeu de la création et signe deux chansons sur L’avenir entre nous :?Le veilleur et Les ma­tins ordinaires, pour laquelle il s’est inspiré du film My Sister’s Keeper.

«Je m’y glisse dans la peau d’un père dont la petite fille serait gravement malade, déclare-t-il. Écrire des chansons, c’est ni plus ni moins que du théâtre. Il s’agit d’interpréter une histoire, un personnage à notre manière.»

De Lynda à Ginette

Une des pièces écrites par Lynda Lemay pour L’avenir entre nous étant un
duo, Maxime Landry a eu l’occasion de réaliser un de ses rêves :
chanter avec nulle autre que Ginette Reno. «C’est un texte dans lequel
un fils interroge sa mère, qui détourne les questions, décrit Maxime
Landry. Ça peut aussi être interprété comme l’expérience versus  la
jeunesse. Moi, je suis un petit gars qui commence dans le métier, et
elle, une grande dame de la chanson», dit-il.

«La première fois que
j’ai rencontré Ginette Reno, c’était  à Rythme FM, où je chantais une de
ses pièces pour souligner ses 50 ans de carrière, se souvient-il. Et
là, que ça soit elle qui chante sur mon album… je n’y crois presque
pas!»

Maintenant qu’il a réalisé ce rêve, Ma­xime Landry ré­vè­­le
que son prochain objectif est de traverser l’Atlantique pour aller
pré­senter en France L’avenir entre nous. «C’est un album très français,
et avec Lynda Lemay à mes côtés, je crois que les chances sont de mon
bord», sourit-il.

L’avenir entre nous
En magasin dès lundi

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.