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Arrested Development: les Bluth sont de retour

Photo: Archives Métro

Le décompte est commencé : dès dimanche, Netflix ressuscite la série-culte Arrested Development pour 15 nouveaux épisodes. En attendant, la comédienne Jessica Walter nous parle de son rôle de mère caustique et alcoolique (Lucille Bluth), et l’actrice Alia Shawkat, de son retour dans la peau de Maeby Funke.

Selon sa propre estimation, Jessica Walter est membre de la Guilde des acteurs depuis 50 ans, une période qui englobe un vaste éventail de rôles – dans des drames (Grand Prix), des suspenses (Play Misty For Me), des films fantastiques (Dr. Strange) et, plus récemment, des comédies (Archer). Mais pour Walter, le retour imminent d’Arrested Development est un rappel rassurant que sa carrière n’a pas seulement touché à tous les genres de cinéma, mais aussi différentes générations.

«Il y a sans doute des gens qui me croyaient morte, lance candidement Walter. Des gens de mon âge ou plus vieux que moi savent qui je suis, se souviennent de mon travail à mes débuts. Puis, il y a eu ceux qui me disaient : “Oh, ma mère vous aime tellement.” Ensuite, ç’a été : “Ma grand-mère vous aime tant.” Et maintenant, des jeunes me disent : “Ah, JE vous aime tellement!” Comment cela pourrait-il ne pas me rendre heureuse?»

Voyez les meilleurs gags de la série culte ici.

Selon Walter, qui joue la matriarche alcoolo Lucille Bluth, dans les dialogues des 15 nouveaux épisodes écrits par le créateur d’Arrested Development, Mitchell Hurwitz, chaque répli­que a un double (ou un triple) sens… ce qui n’est pas sans rappeler les 53 épisodes qu’on a vus pendant les 3 saisons diffusées à Fox. Mais puisque chaque épisode tourne maintenant autour d’un personnage différent plutôt que de simplement suivre Michael (Jason Bateman), les contextes de conversation changent fréquemment – un changement qui a constitué un défi considérable pour Walter et ses covedettes, alors qu’elles faisaient leur chemin dans le treillis d’intrigues et de répliques à punch concocté par Hurwitz. «Nous ne savions pas trop ce qui allait se passer, la plupart du temps, avoue l’actrice. Au final, ç’a bien fonctionné, mais c’est une façon étrange de fonctionner, sans connaître tous les tenants et aboutissants de la saison.»

Malgré tout, la comédienne dit s’être facilement glissée à nouveau dans le rôle, malgré la pause de sept ans entre l’annulation de la série et sa renaissance sur Netflix. «Le truc avec cette série, vous vous en êtes sûrement rendu compte en la regardant, c’est que l’écriture est très spécifique selon le personnage, observe-t-elle. Dès que j’ai entendu la voix de Tony [Hale] et que je l’ai vu, avec son crochet et son attitude pathétique, il est instantanément redevenu mon petit Buster.»

Entre Lucille dans Arrested Development et Mallory Archer dans Archer, la carrière de Walter se trouve au milieu d’une remarqua­ble renaissance, ce pour quoi elle est reconnaissante, et ce, même si les gens ne savent pas forcément ce qu’elle a fait avant de jouer ces personnages de mères revêches et irrésistiblement manipulatrices. «Je suis simplement contente que les gens m’associent à quelque chose, dit-elle humblement. À mon âge, je suis privilégiée que les gens pensent à quelque chose quand ils me voient, et ça ne me dérange pas que ce quelque chose soit Lucille. Les gens ont été si gentils – ils ne semblent pas croire que Lucille est horrible, Dieu merci! Alors oui, ça me rend heureuse.»

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Retour à l’adolescence

L’actrice Alia Shawkat, interprète de Maeby Funke, parle de son retour sur le plateau d’Arrested Development.

Comment se sont passées les retrouvailles avec l’équipe d’Arrested Development?
C’était foutument génial! C’était tellement cool. Nous n’arrêtions pas de nous regarder les uns les autres en nous disant : «C’est tellement bizarre!» J’étais adolescente à l’époque des trois premières saisons, aussi Michael Cera et moi trouvions l’expérience particulièrement étrange. Parce que je me sens encore comme une adolescente, étrangement, mais cette fois-ci, je n’ai pas eu besoin de me dépêcher de retourner en classe entre les prises. J’ai pu rester avec les autres tout le temps, c’était super. Cela dit, mes insécurités d’ado sont revenues en force dès qu’on a commencé. Par exemple, je me sentais mal à l’aise et je ne savais plus comment parler aux adultes. Je me disais : «J’en ai fait, des trucs, ces six dernières années, je sais qui je suis, maintenant.» J’aurais donc dû être capable d’être à l’aise, non? Mais ça a fini par aller. Je me sentais très chanceuse et très excitée d’aller au travail chaque jour.

Est-ce que la dynamique avait changé entre vous tous, six ans plus tard?
Je crois, oui. C’est une expérience tellement unique. Les textes sont meilleurs que jamais, et tout le monde était donc de superbe humeur. C’est différent aussi parce que quand on tournait les premières saisons, on ne savait pas que la réponse du public serait aussi enthousiaste. Maintenant qu’on sait que les gens adorent la série, c’est encore plus fort : tout le monde est content d’être de retour et d’avoir l’occasion de retrouver la série, ce qu’on ne croyait pas vivre même quand le public, lui, y croyait. Honnêtement, je ne savais même pas qu’on reviendrait avant la semaine précédant le début du tournage!

Pensez-vous que la série mènera à un film?
On y va une étape à la fois. Il n’y a pas vraiment de plan. On verra comment la nouvelle saison sera reçue, puis, espérons-le, on tournera encore plus d’épisodes et on verra si un film est possible!

Arrested Development
Sur Netflix
Dès dimanche

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=C5ddjzGft0k]

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