Culture

Cette semaine on craque pour: Pacific Rim, Pina au Théâtre de Verdure, Malavita…

Photo: Courtesy Warner Bros. Pictures

Cette semaine, on craque pour… Pacific Rim, Pina au Théâtre de Verdure, Malavita, une vidéo montréalaise virale, le dernier CD de Pawa Up First, Libertines, Eve Sussman – Rufus Corporation.

Art-7e-ciel-GameoT1. Pacific Rim
Pacific Rim est coupable des mêmes fautes que la plupart des gros blockbusters américains : personnages caricaturaux, dialogues un peu quétaines et sacrifice de l’histoire au profit des scènes d’action. Mais c’est justement dans cette dernière catégorie que le long métrage de Guillermo del Toro excelle. Le cinéaste nous livre une lettre d’amour aux films de Ray Harryhausen, à Godzilla et aux anime japonais comme Goldorak – à un certain moment, on imagine presque Actarus crier «Fulguro poing!» Del Toro orchestre les combats entre les robots géants (jaeger) et les monstres (kaiju) magnifiquement. On comprend clairement l’amplitude du duel qui se déroule à l’écran. Et on en redemande.
Voyez la bande-annonce de Pacific Rim. (Mathieu Horth-Gagné)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. Pina au Théâtre de Verture
Déjà, le cinéma en plein air, on adore; on adhère donc complètement à l’idée des Lundis cinéma proposés cet été au Théâtre de Verdure. Il y a quelque chose de très festif et un esprit de communauté encore plus fort, nous semble-t-il, au fait de se retrouver dehors, par une belle soirée d’été, à regarder un film au beau milieu d’un parc. À plus forte raison quand il s’agit d’une œuvre aussi magnifique que Pina, le documentaire de Wim Wenders sur la chorégraphe Pina Bausch, où images splendides et mouvements de danse hypnotisants s’entrecroisent. Amateurs de danse, c’est un rendez-vous à ne pas manquer, lundi à 21 h au Théâtre de Verdure du Parc La Fontaine.
Consultez le site du Théâtre de Verdure. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-King3. Malavita
La semaine dernière, Luc Besson dévoilait la bande-annonce de Malavita, l’adaptation cinématographique du roman du même nom de Tonino Benacquista. Une histoire de chef mafieux repenti exilé en France avec sa famille qui semble avoir été écrite exprès pour le cinéma; reste à voir si l’adaptation sera à la hauteur. En attendant la sortie du film, en octobre prochain, on peut se replonger dans les aventures de la famille Blake/Manzoni en lisant l’excellent roman de Benacquista, dont l’écriture précise, le sens aigu du récit et des rebondissements imprévisibles et les personnages forts nous happent et nous obsèdent jusqu’à la dernière page. Malavita et sa suite, le tout aussi délicieux Malavita encore, sont disponibles en librairie et publiés aux éditions Gallimard. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. Une vidéo montréalaise vitale
Le phénomène de la vidéo citoyenne n’est pas nouveau, mais lorsqu’il permet de changer une situation déplorable, il mérite d’être applaudi. C’est le cas de la vidéo produite cette semaine par une citoyenne du quartier Rosemont, qui, fâchée de constater que le compost se retrouvait dans les poubelles, a décidé de filmer un éboueur en flagrant délit. La vidéo est devenue virale en quelques heures. Mardi soir, on relevait 4 000 visionnements sur YouTube, le lendemain matin… plus de 20 000! Résultat : le maire de l’arrondissement a pris une pause de ses vacances pour corriger le tir. Cols bleus délinquants, souriez, vous êtes filmés!
Pour voir ou revoir la vidéo en question, cliquez ici. (Daphnée Hacher-B.)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. Le dernier CD de Pawa Up First
Si vous n’avez pas encore découvert Missing Time, le dernier opus de la formation montréalaise Pawa Up First, voici le moment rêvé. C’est un CD dont les mélopées contemplatives sauront vous redonner la capacité de vous émerveiller en ces nombreuses journées pluvieuses de l’été. La critique a reproché à la formation de prendre une tangente plus épurée et moins dynamique. À mon avis, Pawa up First est plutôt au sommet de son art avec sa musique éclectique et quasi cinématographique. Missing Time nous fait vivre moult émotions dans des détours tout en finesse, jamais abrupts. De la pièce Signal Beat, plus électro, on nous guide vers les sonorités davantage pop-rock de Time Slip. Teru Teru Bazu, guidé par un choeur mystique, presque moyenâgeux, mais avec des accents hip-hop savoureux, est rien de moins qu’un bijou.
Consultez le site officiel de Pawa Up First. (Émilie Bergeron)

Young Ghosts Clothing6. The Libertines – There Are No Innocent Bystanders
Si vous écoutez toujours vos albums des Libertines avec la joie de renouer avec ces hymnes immortels, mais avec la crainte de verser une larme, si toute nouvelle négative concernant Pete Doherty vous crève le cœur et si vous croyez que oui, pendant un bref instant, ce groupe aurait pu sauver la britpop, vous aimerez ce docu. Réalisé par Roger Sargent, qui a souvent photographié les rockeurs londoniens, le film, offert sur Netflix, nous ramène en 2010, année où la bande s’est reformée le temps d’une poignée de concerts. Dépeignant l’étrange relation qui unit Carl Barât et Pete, le film propose des entretiens avec un Carl brisé et un Peter défoncé. Tout ça pendant que John et Gary restent à l’arrière, pas achalés, mais avides de jouer de la musique. Ce qui, malheureusement, ne fait pas partie des priorités de Doherty. La chose vaut le détour, ne serait-ce que pour les extraits du show donné au festival de Reading, où les gars jouent The Delaney, I Get Along et Don’t Look Back Into the Sun. «But then they played that song at the Death disco». Bon, ça y est, on chiale comme un bébé.
À écoutez sur leur site officiel.
(Natalia Wysocka)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Eve Sussman – Rufus Corporation
Pour la pièce maîtresse de l’exposition whiteonwhite, Eve Sussman s’est inspirée principalement de la peinture Carré blanc sur fond blanc de Kazimir Malevitch, ce peintre russe révolutionnaire du temps de la conquête de l’espace. Avec ses compatriotes de la Rufus Coporation, Eve Sussman est allée tourner en Russie et en Asie centrale. Le résultat est à couper le souffle. Dans une vidéo qui joue en boucle, le montage n’est jamais le même. Un «algorithme» de programmation permet de remanier constamment le film, qui propose des réflexions inspirées de réalisateurs comme Tarkovsky sur le rêve qui devient utopie ou dystopie. L’exposition dure depuis mai. Si vous ne l’avez pas encore vue, accourez avant qu’elle ne se termine en septembre.
Pour consulter l’horaire de l’exposition, cliquez ici(Émilie Bergeron)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCUn autre départ à Saturday Night Live
Jason Sudeikis a annoncé qu’il quittait le show de variétés américain Saturday Night Live après huit ans de loyaux services. L’acteur était particulièrement apprécié pour son imitation du vice-président Joe Biden, ainsi que du républicain Mitt Romney. Il suit les départs des vétérans de l’émission tels que Fred Armisen, Bill Hader et Kristen Wiig, qui sont partis plus tôt cette année. Les habitués seront probablement déçus au retour en ondes à l’automne. Une des rares émissions humoristiques qui permet à son auditoire de s’intéresser à des enjeux de la politique américaine. Espérons que les nouvelles recrues les accoteront, même si la barre est placée haut. (Émilie Bergeron)

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