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Cutie and the Boxer, un film comme une œuvre d’art

Photo: Metropole films

En salle ce vendredi, le documentaire Cutie and the Boxer raconte une histoire d’amour. Une des plus belles qu’on ait vues à l’écran depuis longtemps. Le Boxer du titre, c’est lui, Ushio Shinohara, artiste octogénaire d’origine japonaise, arrivé à New York dans les années 1960 et reconnu notamment pour ses toiles réalisées avec des gants de boxe trempés d’abord dans la peinture.

La Cutie du titre, c’est sa femme sexagénaire, Noriko, artiste aussi, tombée amoureuse d’Ushio alors qu’elle était encore toute jeune. Le documentaire de Zachary Heinzerling raconte leur rencontre, leur vie. Une vie faite de passion, de déchirures, de création, de pauvreté et aussi d’émancipation. L’émancipation de Noriko, femme majestueuse, force tranquille, qui tresse ses cheveux désormais gris en nattes de petite fille. Noriko qui avoue doucement s’être toujours «sentie inférieure» à son génie de mari. Qui raconte la difficulté de créer à ses côtés, d’avoir sa signature à elle, son mot à dire. Car malgré leur passion folle, le quotidien avec Ushio n’a pas été de tout repos :  grincheux, alcoolique, cet excentrique lui en a fait voir de toutes les couleurs, la laissant s’occuper presque seule de leur fils, Alex, porté sur la bouteille et devenu artiste, comme ses parents. Des parents dont, petit, il a longtemps eu honte…

Agrémenté d’images d’archives, ce film émouvant à en pleurer se regarde comme une œuvre d’art avec ses explosions de jaune-bleu-rose-vert, ses cadrages de toiles, son New York de High Line et ses héros magnifiques.

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