J’ai un salon qui ne veut pas mourir
L’expérience télévisuelle est de plus en plus vaste.
Avec l’offre en ligne, les téléchargements, l’achat mobile et le multiplateforme, nous ne regardons plus la télévision comme à la belle époque des TV dinners et des petites tables pliantes devant nos téléviseurs à roulette. Concrètement, on pourrait même dire que la télévision n’est plus réservée au salon et qu’elle se déplace plutôt avec nous, où que nous soyons.
Sachant celà, une nouvelle interrogation s’impose : est-ce que le salon sera appelé à changer de vocation dans un futur rapproché?
Parce qu’avec la mobilité de la télévision, les écrans sont forcément plus petits, plus malléables. Tablettes, téléphones intelligents, ordinateurs portables, on s’éloigne de plus en plus bon vieux téléviseur, massif, trônant au centre du salon qui est souvent, par défaut, la pièce rassembleuse d’une maison.
L’expérience télévisuelle est de plus en plus individuelle.
Avec un infini de choix à portée de la main, regarder la télévision est un geste forcément égoïste, la sélection se collant à nos désirs du moment.
Netflix, en permettant la boulimie télévisuelle, se distance des grands rendez-vous d’antan. Fini l’époque où, un mardi soir à 20h, une famille devait s’assembler au salon pour consommer les dernières déclinaisons d’une série populaire. Maintenant, l’offre se propose toujours plus tard et, surtout, ailleurs.
Où l’on veut, pour être précis.
Veut-on vraiment se confiner au salon ?
Tôt ou tard, nos salons seront recyclés, reste à savoir de quelle façon.
Un gym maison peut-être? Ou une très grande salle de jeux pour les plus jeunes? Un jardin, qui sait?
Tout est dans le domaine du possible, c’est le progrès après tout.
L’expérience télévisuelle est de moins en moins contraignante.
C’est un pensez-y-bien.
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BONUS : avec le recul, Thomas Edison aura peut-être le dernier mot sur les frères Lumière.
À l’époque, la vision du cinéma d’Edison était individuelle, son kinétoscope offrant une expérience très immersive, comme une distributrice d’images. Comme on le sait, c’est la vision des Lumière et du cinéma sur grand écran qui a fait fureur et qui a défini le septième art au fil du temps. Edison, visionnaire.