Cette semaine, on craque pour: les films au FIFA, Philippe Laprise, Deux milligrammes…
Cette semaine, on craque pour… Google and the World Brain au FIFA, la troisième saison de Game of Thrones en blu-ray, le best of de Loreena McKennitt, Le mystère MacPherson, Deux milligrammes, la campagne de pub de Philippe Laprise et The Next Big Thing au FIFA.
1. Google and the World Brain au FIFA
La «World Brain» du titre, c’est le concept d’encyclopédie permanente universelle que H.G. Wells a imaginé dans les années 1930. C’est aussi ce que Google a voulu créer en numérisant les livres des plus grandes bibliothèques du monde, dont celles de Harvard et de Stanford. Dans ce documentaire présenté au FIFA les 25 et 29 mars, Ben Lewis retrace ce projet titanesque, qui prend des airs de mission secrète de la NASA, se méritant même, pendant un certain temps, le nom de code de Project Ocean. Mais une fois tous les livres scannés et mis en ligne, qu’en est-il des droits d’auteur? Oups. C’est ainsi que le film suit aussi le combat qu’ont mené certains des écrivains concernés par l’affaire, dont la Chinoise Mian Mian, vertement critiquée pour avoir engagé une poursuite contre le géant américain. Reste que, s’il penche du côté des détracteurs du procédé, ce docu présente aussi les points de vue d’intervenants partisans, comme ce journaliste du magazine Wired qui considère le droit d’auteur comme étant une chose «complètement archaïque». Complètement actuelle, oui. (Natalia Wysocka)
2. La troisième saison de Game of Thrones en blu-ray
Vous faites partie, comme nous, de ces gens qui ont miraculeusement réussi à éviter pendant plusieurs mois les révélations indues sur les réseaux sociaux concernant la troisième saison de Game of Thrones (plus précisément, qui survit et qui connaît une fin atroce)? Comme la saison est maintenant disponible en Blu-ray, vous pouvez vous enfiler les 10 épisodes en rafale… De toute façon, vous n’aurez pas le choix: encore une fois, on ne peut s’arrêter tant qu’on ne sait pas comment Khaleesi arrive à ses fins, quelle réplique savoureuse Tyron va sortir au détestable Joffrey, ou si le pauvre Greyjoy va se sortir de sa fâcheuse position… Vite, car la quatrième saison débute dans un mois! (Jessica Émond-Ferrat)
3. Le best of de Loreena McKennitt
Même si nous attendons du nouveau matériel depuis des lunes, nous ne pouvons nous empêcher de souligner la parution d’un nouveau disque de Loreena McKennitt. Oui, c’est une compilation, mais l’artiste canadienne réalise un tour de force en résumant, sur un seul CD, près de 30 ans de musique et le contenu d’une dizaine d’albums. Et, comme toujours, c’est un baume pour l’âme. NB : The Journey So Far – The Best of Loreena McKennitt est disponible en CD simple et double et en vinyle. (Eric Aussant)
4. Le mystère MacPherson au FIFA
Ce documentaire, qui sera présenté lundi à 18 h 30 à la salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise, sera particulièrement intéressant pour ceux qui ont vu le très beau court métrage MacPherson (photo) de Martine Chartrand, qui illustrait, sur la chanson du même nom de Félix Leclerc, l’épopée de l’ami draveur de celui-ci. Dans Le mystère MacPherson, réalisé par Serge Giguère, on suit Martine Chartrand sur les traces de ce Frank MacPherson, et dans le processus de création de son court métrage. Ce faisant, les protagonistes parlent d’amitié interraciale à une époque où celle-ci était plutôt mal vue – plusieurs moments fort intéressants et touchants parsèment le documentaire. (Jessica Émond-Ferrat)
5. Deux milligrammes
Avec Le bestiaire des fruits de Zviane, on a redécouvert cette nouvelle collection de La Pastèque, Pomelo, dédiée aux «ouvrages faussement pratiques» (dont la première publication était La liste des choses qui existent de Cathon et Iris). C’est pourquoi on a découvert un peu en retard cette BD de Benjamin Adam, parue fin janvier, mais sur laquelle il vaut la peine qu’on attire votre attention. Deux milligrammes, c’était d’abord le blogue du bédéiste lorsqu’il a décidé d’arrêter de fumer. Gommes à la nicotine, livres de développement personnel, tous les moyens sont bons. Plusieurs traits d’humour réjouissants et d’autodérision parsèment l’ouvrage, dont le style un peu brouillon, s’il rend les textes pas toujours faciles à lire, est cependant franchement séduisant (Jessica Émond-Ferrat)
6. La campagne de pub de Philippe Laprise
À la réception de la carte d’invitation pour le deuxième one man show de Philippe Laprise, on n’a pu faire autrement que de s’esclaffer. Quand on ouvre la carte intitulée (tout comme le spectacle) Plus sexy que jamais, on entend d’abord une voix d’outre-tombe nous saluer. Le «Saluuuut» – qui se veut suave et sûr de lui – surprend puis fait rigoler. Notre regard tombe ensuite sur l’humoriste corpulent portant un uniforme de pompier et posant de façon langoureuse. On ne peut ensuite s’empêcher de refermer et de rouvrir la carte à plusieurs reprises pour se bidonner encore et encore. Laprise est présentement en rodage et sera à la maison de la culture Maisonneuve les 18 et 19 avril. (Rachelle Mc Duff)
7. The Next Big Thing au FIFA
Avec le captivant – et judicieusement intitulé – documentaire The Next Big Thing, Frank Van Den Engel explore la relation de plus en plus incestueuse entre l’art et le marché. «Fut un temps où les gens passaient des heures à pondérer leur décision avant d’acheter un tableau. Aujourd’hui, en 10 minutes, ils veulent déjà avoir l’œuvre en leur possession», se désole un galeriste à l’écran. Un conseiller artistique confie quant à lui que, de nos jours, le succès n’a rien à voir avec la reconnaissance critique. Le peintre roumain Adrian Ghenie, qui est devenu une valeur sûre du jour au lendemain, se dit lui-même étonné de voir son «nom associé à celui d’un grand comme Bill Viola». Il y a aussi des connaisseurs qui pleurent de voir de jeunes espoirs devenir «super gros, super vite, puis disparaître de la mappe», car leurs œuvres atterrissent exclusivement dans des collections privées, que personne ne voit et qui sont ensuite écoulées au rabais dans les ventes aux enchères. «Un artiste ne devrait jamais assister à une telle vente, remarque enfin le renommé Chuck Close. C’est un peu comme si vous offriez une visite guidée d’un abattoir à une vache…» À voir le 29 mars au FIFA. (Natalia Wysocka)
On se désole pour…
Les petits tas qui pullulent
Ça y est, le printemps est arrivé. On le sait, non pas parce que le temps est plus doux ou que l’équinoxe est passé, mais bien parce que les crottes de chien dégèlent inexorablement sur les trottoirs. Avec la fonte des bancs de neige, ô surprise, plein de petits sacs de merde font leur apparition. Aux personnes concernées, j’ai deux questions pour vous: Pourquoi faire l’effort de ramasser ledit tas avec un sac, pour ensuite jeter le sac sur le sol? Pourquoi ne pas poursuivre ce vaillant effort et le déposer dans une poubelle? La crotte, emballée ou pas, emmerde déjà le voisinage. Tant qu’à encrasser les plates-bandes, laissez donc le petit tas de pitou se décomposer naturellement, au lieu de semer des petits sacs partout où vous allez avec Fido… Ou encore mieux, jetez-les au bon endroit! (Josie Desmarais)