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Trois raisons d’aller voir Jack et le haricot magique

Photo: Pierre Bourgeault/collaboration spéciale

Jusqu’à la fin du mois d’août, le Théâtre La Roulotte sillonnera les parcs montréalais dans tous les arrondissements afin de présenter aux familles sa version du conte Jack et le haricot magique. Au total, 47 représentations seront offertes par la troupe dans 38 parcs. Métro s’est entretenu avec Charles Dauphinais, qui en a fait la mise en scène et l’adaptation, afin de découvrir les particularités du spectacle.

Bouton-vert_01Tradition et dynamisme
Les spectacles de La Roulotte sont une tradition montréalaise. «Ça fait 62 ans que La Roulotte existe, en association avec la Ville, affirme Charles Dauphinais. C’est vraiment une tradition familiale de se retrouver dans un parc pour assister à ces pièces de théâtre-là.»

Une tradition, certes, mais une tradition fort dynamique, qui permet de faire découvrir de nouveaux acteurs. Ils sont cinq cet été, fraîchement sortis de l’école, à fouler la scène de La Roulotte pour leur premier spectacle professionnel. «Étant donné que c’est un spectacle extérieur, tout peut être dérangeant, explique M. Dauphinais. Ils jouent dans un parc, la pataugeoire est à côté, il y a un camion de la Ville qui passe… Ça demande des acteurs qui sont capables de jouer de façon très physique et qui peuvent en même temps bien faire comprendre la situation des personnages. Donc, c’est sûr qu’on essaie de trouver des acteurs qui ont ce que nous, on appelle “l’énergie de La Roulotte”, c’est-à-dire un côté très “troupe”, un peu forain. Il faut tout donner quand on joue pour La Roulotte.»

Bouton-vert_02Une réinterprétation contemporaine
Jack et le haricot magique est un conte connu. C’est toutefois une véritable réinterprétation de cette histoire que peut voir le public dans les parcs cet été.

Certains éléments originaux du conte ont été conservés (le haricot géant, la poule aux œufs d’or, la géante). Charles Dauphinais, qui a conçu l’adaptation du conte avec Élisabeth Sirois, met toutefois l’accent sur le côté contemporain de cette version et sur le fait qu’elle est «beaucoup plus proche des préoccupations des jeunes d’aujourd’hui».

Dans le conte présenté par La Roulotte, l’ogre est… un enfant-roi, «qui vient de l’univers du hip-hop et de la modernité», précise M. Dauphinais. Le personnage de Jack sera d’ailleurs confronté à cette modernité. La quête de Jack aussi est présentée différemment. «Dans le conte, on assiste à des allers-retours de Jack au ciel, où il va voler l’ogre. Dans notre version, Jack ne fait qu’un seul voyage au ciel, et ça lui permet de devenir un héros pour la population qui vit au ciel et qui est un peu sous le joug de l’ogre. Ces gens-là vont voir en Jack une sorte de héros et vont l’envoyer les libérer en affrontant et en renversant l’ogre, qui est cette espèce de roi qui tyranise tout le monde en haut du haricot.»

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Bouton-vert_03Interaction et marionnette géante
La pièce est ponctuée de trois chansons et de deux numéros de danse. «Il y a un aspect interactif. L’ogre est souvent en contact avec le public. Il lui demande de réagir… Le lien avec le public est très présent», confie Charles Dauphinais.

Autre aspect intéressant à découvrir: l’utilisation d’une marionnette géante. «C’est une énorme tête qu’on place sur le toit de la roulotte. Pour nous, cette marionnette géante, c’est la mère de l’ogre. [Elle accueille] Jack au château de l’ogre», explique M. Dauphinais.

Jack et le haricot magique
Dans un parc près de chez vous
Jusqu’au 24 août

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