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Cette semaine, on craque pour: L’expo PACKPLAY, Pan de Fanny Bloom, Les deuxièmes…

Cette semaine, on craque pour… L’expo PACKPLAY, Les deuxièmes, Pan, l’interprète de Nabucco, Light Fires, Big Brother et le roman 22/11/63 adapté en série.

1. L’expo PACKPLAY
Des étudiants en design se sont vu confier la mission de créer des emballages écolos de produits à usage quotidien. Que ce soit pour habiller de la nourriture, des produits pharmaceutiques ou des cosmétiques, les nombreux emballages nous ont surpris par leur originalité, leur fonctionnalité et leur esthétique. Le produit Delirium Tremens, un ensemble pour survivre à la gueule de bois qui comprend, entre autres, un gel douche, de l’acétaminophène, du ginseng, du thé noir et de la gomme à mâcher, ainsi que le Beard Project (photo), une ligne de savon à barbe attachée à un ruban à mesurer sa pilosité faciale, nous ont fait esquisser un sourire. (Rachelle Mc Duff)

2. Les deuxièmes
La bédéiste Zviane (L’ostie d’chat) recevait le week-end dernier, aux Joe Shuster Awards qui célèbrent la bande dessinée canadienne, le prix Meilleure auteure de bd de l’année pour son plus récent album, Les deuxièmes. Une occasion, si ce n’est pas encore fait, de se plonger dans ce délicieux huis clos entre deux amants passionnés de musique, une œuvre sensible où on fait la part belle aux silences éloquents et aux traits d’humour typiques de l’auteure. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Pan de Fanny Bloom
Du bon kitch? On n’y croyait pas avant d’entendre les refrains ultra-accrocheurs du nouvel album de Fanny Bloom. Clins d’œil eighties, textes romantiques et flûte de Pan, ah oui? Oui! Toujours guerrière, mais renaissante, elle vole vers le Pays imaginaire. Des chansons comme Piscine, un tube irrésistiblement dansant, nous plongent dans ces mers exotiques. Oh Sammy, on ne se connaît pas personnellement, mais on ne peut s’empêcher de chanter ton refrain, on espère que t’es cool avec ça. (Josie Desmarais)

4. L’interprète de Nabucco
Nabucco, le roi de Babylone, veut se venger des Hébreux qui ont emprisonné sa fille; son autre fille veut le pouvoir pour elle; trahisons, volte-face et passion sont au cœur de cet opéra de Verdi connu pour son fameux chœur Va pensiero. De cette production présentée à la salle Wilfrid-Pelletier samedi à 19h30, on retiendra notamment l’interprète du rôle-titre, Elchin Azizov, qui se saisit du personnage en lui conférant la charge émotive idéale – et dont la voix est éblouissante. (Jessica Émond-Ferrat)

5. Light Fires
La semaine dernière, les réunis Unicorns se produisaient au Métropolis, mais de ce concert, c’est surtout la «troisième première partie» qu’on retiendra. Cette dernière était assurée par le duo torontois Light Fires, formé de la drag-queen Regina the Gentlelady et de James Bunton, qui, dixit sa complice, «avait trop le trac pour monter sur scène». C’est donc seule que Regina, armée de son iPhone qui diffusait des beats dance-pop, a occupé le grand espace. «Cette scène est beaucoup trop petite pour moi, bébé!» a-t-elle néanmoins lancé à mi-parcours. Vu la façon dont la chanteuse l’a parcourue, dans une succession de mouvements sexy et aérobiques, c’est vrai qu’elle aurait mérité un amphithéâtre… (Natalia Wysocka)

6. Big Brother
Le dernier roman de Lionel Shriver, c’est une claque à chaque page. Connue pour s’attaquer à des sujets impopulaires, sans peur, avec une once de cynisme, et d’une façon frontale qui avoisine le politically incorrect, l’auteure américaine livre ici une histoire où les limites entre la fiction, la réalité et les mensonges se brouillent, teintée par sa propre expérience, ou plutôt par celle de son frère, décédé des suites de l’obésité. Tout y passe: la dépendance à la bouffe, aux sachets de poudre protéinée qui la remplacent, au vélo, au contrôle, aux projecteurs, à son image. Voguant entre ces extrêmes que sont la satiété et la faim, l’héroïne de Shriver, une fille «ordinaire comme du riz blanc», testera les limites-illimitées de la loyauté que se doivent les frères et sœurs. Une expérience douloureuse, souvent désagréable, déstabilisante. Paf. (Natalia Wysocka)

7. Le roman 22/11/63 adapté en série
C’est peut-être la nouvelle la plus excitante côté séries cette semaine. JJ Abrams – le créateur d’Alias et de Lost, et le réalisateur de Star Wars VII – adaptera en neuf épisodes d’une heure 21/11/63, un roman de Stephen King dans lequel le personnage principal voyage dans le temps pour vivre au tournant des années 1960 et empêcher l’assassinat de JFK. Il n’y a  pas encore de date, mais on sait que la série sera diffusée sur Hulu, un site de streaming concurrent de Netflix. Si les dernières productions d’Abrams (Alcatraz, Revolution) n’ont pas connu le succès, on se permet de rêver d’une version télé aussi accrocheuse que l’excellente brique de 900 pages. (Baptiste Barbe)

On se désole pour…

La bande-annonce de Dumb and Dumber To
«Réchauffer au micro-ondes» [familier]: Processus servant à redonner, de manière rapide et sans trop se soucier du résultat final, un aspect consommable à un bien ayant depuis longtemps perdu tout attrait, même pour les palais les plus engourdis.» Exemple  «Ouch, t’as vu la bande-annonce de Dumb and Dumber To? Me semble que le premier était bon… Mais là tu vois juste la face “botoxée” de Jim Carrey répéter les mêmes jokes réchauffées au micro-ondes. Ouache.» (Jeff Yates)

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